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Thèmes abordés : Stratégie - Planification stratégique - Mise en oeuvre de la stratégie - Analyse technologique - Analyse concurrentielle - Différentes stratégies (Spécialisation, Diversification, Croissance, Internationalisation) Page Thèmes - Economie Entreprise Page Thèmes - Correspondances Fichiers

LA STRATEGIE
GENERALITES - VUE D'ENSEMBLE
ANALYSE CONCURRENTIELLE
ANALYSE TECHNOLOGIQUE
STRATEGIE - TYPES - REMARQUES GENERALES
STRATEGIE DE CROISSANCE
STRATEGIE DE SPECIALISATION
STRATEGIE DE DIVERSIFICATION
STRATEGIE D'INTERNATIONALISATION Haut de Page Page Thèmes - Economie Entreprise

REMARQUES GENERALES SUR LES TYPES DE STRATEGIE
REMARQUES
LES GRANDS TYPES DE STRATEGIE
LA STRATEGIE : LE DIAGNOSTIC STRATEGIQUE
DIAGNOSTIC ORGANISATIONNEL INTERNE
DIAGNOSTIC EXTERNE - ENVIRONNEMENT MARCHAND
DIAGNOSTIC EXTERNE - ENVIR. NON MARCHAND - NOUVELLES CONTRAINTES Haut de Page Page Thèmes - Economie Entreprise

ANALYSE CONCURRENTIELLE
DEFINITION GENERALE - POSITION DU PROBLEME
CYCLE DE VIE DES PRODUITS
CYCLE DE VIE DES METIERS
SOURCES DE L'AVANTAGE COMPARATIF
LA MATRICE DU "BCG"
LE MODELE "ADL" (ARTHUR D. LITTLE)
LE MODELE "MC KINSEY" Haut de Page Page Thèmes - Economie Entreprise

ANALYSE TECHNOLOGIQUE
INTRODUCTION
ANALYSE INDUSTRIELLE - APPROCHE DE M. PORTER
VUE D'ENSEMBLE
FORCES PRESENTES
ANALYSE TECHNOLOGIQUE PROPREMENT DITE
VUE D'ENSEMBLE
IMPACT STRATEGIQUE DE LA TECHNOLOGIE
CLASSIFICATION DES TECHNOLOGIES
CONCLUSION Haut de Page Page Thèmes - Economie Entreprise

PLANIFICATION STRATEGIQUE - MISE EN OEUVRE DE LA STRATEGIE
-- STRATEGIE ET STRUCTURES
THEORIE DE LA CONTINGENCE
STRATEGIE : DEPEND DES STRUCTURES ?
-- STRATEGIE ET PLANIFICATION
HISTORIQUE RAPIDE
DEFINITION ET INTERET
PRINCIPAUX ASPECTS DU PLAN STRATEGIQUE
STRATEGIE ET PROSPECTIVE
STRATEGIE ET PREVISION
MISE EN OEUVRE DES PLANS
LES BUDGETS
CONCLUSION Haut de Page Page Thèmes - Economie Entreprise

STRATEGIE DE SPECIALISATION
VUE D'ENSEMBLE
STRATEGIE DE PENETRATION DU MARCHE
STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DU MARCHE
STRATEGIE ET POLITIQUE DE GAMME Haut de Page Page Thèmes - Economie Entreprise

STRATEGIE DE DIVERSIFICATION
PRINCIPALES RAISONS
TYPOLOGIE DES STRATEGIES
PROBLEMES POSES Haut de Page Page Thèmes - Economie Entreprise

STRATEGIE DE CROISSANCE
-- LA DYNAMIQUE DE LA CROISSANCE
DYNAMIQUE DU MARCHE
ECONOMIES D'ECHELLE ET MASSE CRITIQUE
DYNAMIQUE ET PROCESSUS D'INNOVATION
TYPOLOGIES DE L'INNOVATION - P. Y. BARREYRE
TYPOLOGIES DE L'INNOVATION - A. D. LITTLE
DIRECTIONS DE LA CROISSANCE Haut de Page Page Thèmes - Economie Entreprise
-- MODES DE CROISSANCE ET IMPLICATIONS
CROISSANCE INTERNE - GENERALITES
CROISSANCE INTERNE - AVANTAGES
CROISSANCE INTERNE - FAIBLESSES
CROISSANCE EXTERNE - GENERALITES
CROISSANCE EXTERNE - RAISONS
CROISSANCE EXTERNE - FAIBLESSES
CROISSANCE EXTERNE - MODALITES JURIDIQUES
CONSTITUTION DE GROUPES ET HOLDINGS
CROISSANCE PARTAGEE Haut de Page Page Thèmes - Economie Entreprise

STRATEGIE D'INTERNATIONALISATION
-- FONDEMENTS DE L'INTERNATIONALISATION
DIVERSIFICATION DES RISQUES
RECHERCHE D'AVANTAGES COMPARATIFS
DIVERS AUTRES FACTEURS
-- PROCESSUS D'INTERNATIONALISATION
LES ETAPES DE L'INTERNATIONALISATION
-- LES FIRMES MULTINATIONALES
CRITERES DE DEFINITION
SECTEURS DES MULTINATIONALES
POIDS DES MULTINATIONALES
DIFFERENTES STRATEGIES
STRUCTURE DES MULTINATIONALES
ETAT ET MULTINATIONALES - ROLE POSITIF
ETAT ET MULTINATIONALES - ROLE NEGATIF
CONCLUSION Haut de Page Page Thèmes - Economie Entreprise

ABSORPTION

Une société "mange" une autre société !

Voir FUSION

ANALYSE STRATEGIQUE

Elle comporte plusieurs volets
- analyse du potentiel de l'organisation (diagnostic stratégique).
- analyse concurentielle.
- analyse technologique.

Voir ANALYSE CONCURRENTIELLE - ANALYSE TECHNOLOGIQUE

CONCENTRATION

Mouvement d'augmentation de la taille et de la puissance des entreprises s'accompagnant d'une diminution de leur nombre. Typique de l'accumulation capitaliste.

Voir CROISSANCE

CONGLOMERAT

Phase extrême de la diversification. Les groupes que l'on nomme conglomérats sont des groupes multinationaux dont les productions sont très diversifiées, et n'ont pas de lien obligé entre elles.

La stratégie conglomérale consiste notamment à limiter les risques ("on ne met pas tous les oeufs dans le même panier").

Exemples
- ITT
- Mitsubishi

CONSOLIDATION

La consolidation d'une dette consiste à en reporter progressivement l'échéance sur une période plus ou moins longue afin de permettre à un débiteur en difficulté de se libérer.

En comptabilité, la consolidation des bilans désigne l'opération qui permet de réunir les bilans de plusieurs entreprises unies par des liens financiers, en une présentation globale (ex : consolidation des bilans de toutes les sociétés constituant un groupe multinational).

CONSORTIUM

Entité organisationnnelle qui réunit plusieurs entreprises sur des gammes de produits (Airbus industrie et Ariane sont des exemples typiques de consortiums européens) dans une gestion de long terme, avec des objectifs de coopération.

CORRELATION

Variation simultanée de 2 variables dans le même sens (les deux croissent ou décroissent en même temps) ou en sens opposés (l'une croît tandis que l'autre décroît).

CROISSANCE

Dans le cadre du cycle de vie des métiers

Plusieurs entreprises occupent le marché. Il faut donc affronter les concurrents directs, mais ce n'est pas encore une lutte sévère au niveau des prix, de la mercatique, ... Le problème est surtout ici celui d'une course de vitesse (il faut fournir le marché plus vite que les autres). La logistique va beaucoup compter dans cette phase.

Acception plus générale

La croissance est un processus dynamique qui conduit à l'accroissement de la taille de l'entreprise. Ce processus est souvent discontinu, l'évolution de l'entreprise se faisant par paliers. A l'évidence la croissance aura des effets quantitatifs et qualitatifs.

Voir CROISSANCE

CROISSANCE INTERNE

Croissance qui se met en oeuvre à partir de l'entreprise et de ses potentialités.

Voir CROISSANCE

CROISSANCE EXTERNE

Croissance qui se fait par rachat d'entreprises existantes.

Voir CROISSANCE

DECLIN

Dans le cadre du cycle de vie des métiers

Seules les grandes entreprises se maintiennent sur le créneau, les positions deviennent plus rigides, les conflits ouverts sont davantage évités.

DEMARRAGE

Dans le cadre du cycle de vie des métiers

L'ennemi n'est pas en général un concurrent direct, mais le groupe de concurrents indirects, déjà anciens (ex : les 1ers fabricants de fours à micro-ondes ont dû affronter la concurrence des fabricants de fours traditionnels).

DESECONOMIE ou "effet externe négatif"

Voir EFFET EXTERNE - EXTERNALITES

DIAGNOSTIC

La stratégie suppose une analyse préalable de l'existant, un "diagnostic" précis relatif
- à l'entreprise et ses structures.
- à l'environnement.
- aux opportunités à exploiter.
 
Voir STRATEGIE

DIFFERENCIATION

Stratégie commerciale qui vise à tout faire pour que le consommateur considère le produit que l'on vend comme unique.

La différenciation peut être objective (nouveauté technique, nouveau système de maintenance, ...) mais elle est le plus souvent subjective (modification de l'image, du conditionnement, ...).

DILEMME

Activité dont la rentabilité est aléatoire, correspondant à un pari à moyen ou long terme nécessitant de gros investissements.

Exemples
- ordinateur sans clavier
- voiture électrique

DIVERSIFICATION

Ou l'art de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier.

Voir DIVERSIFICATION

ECONOMIES D'ECHELLE

Que ce soit au niveau technologique, économique, financier ou commercial, les coûts unitaires diminuent en général quand la taille de l'organisation s'accroît. En fait les activités deviennent plus productives, plus efficaces, quand la taille ("l'échelle") augmente (notamment dans la mesure où certains frais fixes sont répartis sur un volume d'activité plus élevé).

Voir MASSE CRITIQUE - SEUIL DIMENSIONNEL

EFFET D'EXPERIENCE

L'effet d'expérience (ou courbe d'apprentissage) peut être vu ainsi :

Plus on fabrique d'exemplaires d'un produit, plus on "rôde" le système : on réalise plus vite des tâches semblables, on met en place spécialisation et redistribution du travail, innovations diverses, ... Ainsi l'entreprise leader sur le marché a t'elle tendance, bien souvent à être assez durablement en position forte quand elle est engagée dans une compétition par les coûts (bien qu'aucune situation favorable ne soit définitive, il faut bien s'en persuader !).

NB : notion développée par le "BCG" ("Boston Consulting Group", cabinet américain de recherche en stratégie).

EFFET EXTERNE

La gestion d'une entreprise doit prendre en compte la gestion des "externalités", à savoir la nécessité de s'intéresser aux effets négatifs de l'activité sur l'environnement (rejets toxiques, bruits, pollutions diverses, ...), mais aussi aux effets positifs afin de les valoriser (évolution culturelle, cadre de vie, ...).

Voir EXTERNALITES

ENTREPRISE COMMUNE Ou "joint-venture"

Un petit nombre d'entrepreneurs publics ou privés concluent un contrat ou forment une société pour l'exploitation commune de droits, biens ou connaissances généralement dans le cadre d'activités nouvelles, chaque société fondatrice conservant un contrôle suffisant pour ne pas se voir imposer sa politique par les partenaires.

EXTERNALITES

La gestion d'une entreprise doit prendre en compte la gestion des "externalités", à savoir la nécessité de s'intéresser aux effets externes négatifs de l'activité (rejets toxiques, bruits, pollutions diverses, ...), et aux effets externes positifs afin de les valoriser (évolution culturelle, cadre de vie, ...)

Voir EFFET EXTERNE

EXTERNALISATION

C'est une technique qui consiste pour une entreprise à confier la réalisation d'une ou plusieurs activités à des partenaires extérieurs.

Exemples
- Externalisation productive : production confiée à un sous-traitant
- Externalisation de services : publicité, informatique, logistique, ...

EXTRAPOLATION

Opération fréquemment utilisée en prévision et qui consiste à calculer la valeur d'une variable à partir des tendances constatées dans le passé.

Exemple
- si la vente d'un produit augmente régulièrement de 5 % par an depuis 10 ans, il est possible d'extrapoler cette tendance sur l'année suivante, en faisant croître de ce taux le chiffre atteint dans l'année.

FILIALE

Une société est filiale d'une autre lorsque cette dernière en détient plus de la moitié du capital. La société mère peut avoir un rôle industriel, mais le plus souvent elle n'a qu'un rôle financier. On la nomme alors société financière (ou holding). Dans ce cas la société "holding" a essentiellement un rôle de gestion de titres et d'impulsion de directives stratégiques générales.

FILIERE

Ensemble articulé des activités productrices qui alimentent un marché final donné. Vu sous cet angle la stratégie qui en découle est celle de la différenciation.

Ensemble articulé des activités liées par des relations de fournisseurs à clients. Vu sous cet angle la stratégie qui en découle est celle de l'intégration.

FRANCHISE

Système commercial où une entreprise utilise, moyennant rémunération (% du CA), une marque connue "louée" au propriétaire de la marque. Le franchisé bénéficie des conseils du franchiseur, des publicités que ce dernier peut réaliser.

Exemple
- Benetton
- Afflelou

FUSION

2 ou plusieurs sociétés se regroupent pour ne plus former qu'une société unique.

Fusion par absorption

L'ensemble du patrimoine de la société absorbée est transféré à la société absorbante. Ainsi on assiste à une opération de dissolution sans liquidation. Les associés de la société absorbée deviennent obligatoirement associés de la société absorbante.

Fusion par création d'une société nouvelle

Elle est plus complexe, plus coûteuse, donc moins fréquente. En effet il faut dissoudre 2 ou plusieurs sociétés et en créer une nouvelle => beaucoup plus de formalités, nécessité d'émettre de nouveaux titres, ...

GIE - Groupement d'Intérêt Economique

Plusieurs sociétés peuvent se regrouper et former un GIE, c'est-à-dire une organisation permettant de rentabiliser certaines activités (ex : prospection commerciale à l'étranger), de limiter les coûts (ex : laboratoire commun de recherche). Les entreprises ayant constitué ce GIE conservent leur indépendance, et participent à la vie du GIE conformément à la contribution prévue dans les statuts.

GROUPE

Ensemble d'entreprises, nombreuses, variées, dispersées dans le monde le plus souvent, formant une vaste toile d'araignée (par le jeu des filiales, sous-filiales, participations multiples et croisées) dont les principales décisions et orientations stratégiques viennent d'un centre de décision unique (maison-mère).

HOLDING ou Société Financière

A l'opposé de la plupart des sociétés du groupe, la société-mère holding gère des participations et poursuit une stratégie de valorisation des capitaux investis.

INTEGRATION ou concentration verticale

Voir CROISSANCE

INTERNATIONALISATION

Stratégie d'entreprise tournée vers l'extérieur

Voir INTERNATIONALISATION

JOINT-VENTURE ou Entreprise Commune

Voir ENTREPRISE COMMUNE

MASSE CRITIQUE

C'est la taille minimale nécessaire pour qu'une entreprise ne supporte pas de handicap insurmontable.

Cette masse critique est à apprécier à 3 niveaux : technique, commercial, financier. (on peut comparer avec l'achat d'un micro-ordinateur : pas assez puissant, il va entraîner lenteur d'exécution, frustration ... trop puissant, il n'apportera pas de "plus" significatif pour des applications classiques de bureautique par exemple).

Voir TAILLE CRITIQUE - SEUIL DIMENSIONNEL

MATURITE

Dans le cadre du cycle de vie des métiers

Les "terres" sont toutes conquises. On se développera au détriment des concurrents directs avec les armes classiques (prix, image, publicité, qualité, innovations + ou - fondamentales, ... Cas typique de l'automobile de tourisme, de l'électroménager classique).

MULTINATIONALE

Groupe d'entreprises composé d'une maison-mère et de nombreuses filiales, dont le rayon d'action se situe dans un nombre élevé de pays.

Une société multinationale (ou un groupe multinational) a des intérêts dans plusieurs pays, exerce une influence économique (parfois politique) très forte sur le plan mondial et représente des masses de chiffre d'affaires très élevées.

Voir INTERNATIONALISATION

Exemples
- IBM
- Général Motors, ...
- mais aussi St Gobain (à une plus petite échelle)
- ...

NICHE

Segment de marché extrêmement étroit, sur lequel les PME réussissent souvent mieux que les grandes entreprises. Une niche dégage un potentiel de chiffre d'affaires limité, mais peut être très rentable dans certaines conditions (maîtrise de la technologie, des coûts, organisation adaptée, ...)

Une stratégie de niche consiste à se spécialiser dans l'exploitation d'une niche, c'est-à-dire d'un couple marché/produit très pointu (produit très spécifique, marché limité).

OPA - Offre Publique d'Achat

Offre publique faite par une société ou groupe de sociétés de racheter en bourse les titres d'une autre société dont on veut, en principe, prendre le contrôle.

Le prix offert pour les titres doit être attractif (> aux derniers cours boursiers pour convaincre les actionnaires).

OPE - Offre Publique d'Echange

Offre publique faite par une société ou groupe de sociétés de racheter en bourse les titres d'une autre société, en accordant en échange des titres de sa propre société.

Exemple
- début 1994, Lagardère Groupe a fait une OPE avec sa filiale Matra-Hachette (l'objectif était en fait de mieux faire connaître Lagardère Groupe).
- il y a eu beaucoup d'opérations de ce genre depuis ...

OPV - Offre Publique de Vente

Quand les pouvoirs publics proposent la vente de titres de sociétés publiques ou nationalisées, dans le cadre d'une privatisation, ils effectuent une OPV.

PARTICIPATION

Une société détient un participation dans une autre quand elle en détient 10 à 50 % du capital. Dans la pratique des affaires, quelques % de capital suffisent à définir une participation.

Les participations peuvent être :
- simples,directes : A détient une participation dans B.
- indirectes : A détient une forte participation dans B qui détient une participation dans C.
- réciproques ou croisées : A détient une participation dans B qui détient une participation dans A. Par le système des participations croisées, un "verrouillage" des pouvoirs se met en place le plus souvent.
 
Mode d'acquisition des participations
- OPA, acquisition de blocs de contrôle.
 
Prises de participation réglementées
- information obligatoire des associés, des salariés (par le biais du CE), règles strictes pour les participations croisées.

PILOTAGE

Ensemble des actions permettant de diriger une entreprise vers les objectifs qu'elle s'est assignés et de la maintenir en situation d'équilibre, c'est-à-dire une situation où les dysfonctionnements éventuels sont maîtrisés et ne mettent pas en oeuvre sa survie.

On distingue généralement 3 types de pilotage ou régulation :
- par l'erreur
- par l'alerte
- par l'anticipation

PLANIFICATION

La stratégie choisie doit être mise en oeuvre à partir d'un plan stratégique cohérent.

Voir PLANIFICATION STRATEGIQUE

PLAN STRATEGIQUE

Toute stratégie doit faire l'objet d'une programmation dans le temps.

Voir PLANIFICATION STRATEGIQUE

POIDS MORT

Activité en fin de vie, c'est inévitable. Activité qui peut être encore rentable, mais qui ne justifie plus d'investissement. Il convient, pour ces activités, de se désengager progressivement (confier à un sous-traitant par exemple), ou abandonner.

Exemple
- disquettes 5 1/4 pouces, bientôt disquette 3 1/2 pouces.
- cassette audio classique.

PORTER Mickaël ....-.... - économiste américain

M. Porter s'est particulièrement intéressé aux stratégies d'entreprises et aux relations industrielles.

Il a réalisé des apports notables dans plusieurs domaines
- l'analyse des forces de la concurrence.
- l'analyse des stratégies, notamment : la domination par les coûts, la différenciation des produits, la focalisation sur un segment.
- la mise en avant de la chaine de valeur d'une entreprise, c'est-à-dire le repérage de ce qui fait la valeur ajoutée par l'entreprise et qui est reconnue par les clients.

Voir ANALYSE TECHNOLOGIQUE

PRISE DE PARTICIPATION

Voir PARTICIPATION

RAMASSAGE BOURSIER

Fait de racheter en bourse le maximum de titres d'une même société afin d'en accumuler un nombre suffisant pour, ultérieurement, s'intégrer à l'équipe dirigeante et peser sur les décisions.

Le "ramassage boursier" suppose un capital disséminé entre les mains d'un nombre important de petits porteurs.

SEUIL DIMENSIONNEL

Pour réaliser efficacement certaines opérations, il faut atteindre une certaine taille, un certain seuil.

Voir MASSE CRITIQUE

Il s'agit de la taille minimale qu'impose le marché à une entreprise qui veut s'y introduire, s'y maintenir, ou s'y développer. On parle de "seuils dimensionnels" qui permettent de franchir les barrières à l'entrée d'un marché. Ces seuils sont de nature commerciale, technique, financière, humaine.

SOCIETE FINANCIERE Ou "Holding"

Voir HOLDING

SPECIALISATION

La spécialisation consiste à se situer au niveau d'un seul produit (ou d'une gamme) afin de profiter au mieux de l'effet d'expérience et de la maîtrise technologique du secteur. La spécialisation permet en général des gains en productivité.

Il faut cependant être vigilant : le marché peut évoluer rapidement, la conjoncture se dégrader, ... Une entreprise très spécialisée est relativement vulnérable.

Voir SPECIALISATION

"SURGENERATION"

Les programmes de formation améliorent le savoir-faire, l'autofinancement favorise les investissements qui rendent le capital plus efficient donc plus apte à générer des profits ultérieurs, ...

En gros l'idée est que l'entreprise produit un plus à chaque étape de son évolution (expérience, dynamisme, formation, anticipations, ...). Le terme "surgénération" peut évoquer cette réalité.

SYNERGIE ou "2 + 2 = 5" !

Regrouper des compétences, des savoirs-faire, des technologies, ... permet, lorsque la symbiose se réalise, de produire un résultat supérieur à la somme arithmétique des résultats des différents éléments séparés.

L'effet de synergie permet de "gagner sur différents tableaux", pourquoi pas "sur tous les tableaux".

TAILLE CRITIQUE

Taille à partir de laquelle on commence à être efficace.

Voir MASSE CRITIQUE - SEUIL DIMENSIONNEL

VACHE A LAIT

Activité à rentabiliser au maximum, car effet non durable probable (à relativiser en fonction du contexte).

Exemple
- lecteur DVD, appareil photo numérique. NB : certains produits passent très vite d'une catégorie à une autre, cas typique de l'appareil photo numérique dont on peut dire que c'est encore un produit vedette (fin 2005).

VEDETTE

Activité garantissant la rentabilité à moyen terme.

Exemple
- camescope numérique, appareil photo numérique. NB : même remarque que précedemment.

ANALYSE CONCURRENTIELLE

Cette analyse est centrée sur l'étude des rapports entre l'entreprise et ses marchés, concurrents et clients.

En fait, 3 niveaux d'analyse seront à envisager :
- une entreprise vend un produit (ou plusieurs).
- une entreprise exerce un métier (ou plusieurs).
- comme les grandes entreprises commercialisent toujours plusieurs produits et exercent finalement plusieurs "métiers", il convient d'envisager ce qu'on appelle un "portefeuille d'activités".

La détermination d'une "segmentation stratégique" permettra de réaliser des ensembles de biens ou services homogènes, pour lesquels il est possible de formaliser des lignes directrices d'action. (Ex : en haute couture on peut avoir : la haute-couture proprement dite, le prêt-à-porter, les parfums, les accessoires).

ANALYSE CONCURRENTIELLE - Cycle de vie des produits

Pour un produit on distingue 4 phases traditionnelles :
- le lancement
- la croissance
- la maturité
- le déclin

Chaque phase a ses propres caractéristiques et servira de support à la démarche stratégique (ex : en phase de maturité : va-t'on lancer rapidement une gamme nouvelle, ou va-t'on faire durer le produit encore quelques années ?). En tout état de cause, il convient d'agir vite, le cycle de vie d'un produit ayant tendance à se raccourcir.

Voir Chapitre L'Activité Commerciale pour plus de détails

ANALYSE CONCURRENTIELLE - Cycle de vie des métiers

Comparable au cycle de vie des produits. On distingue :
- le démarrage
- la croissance
- la maturité
- le déclin

Cerner l'état du métier, ou du "portefeuille d'activités", est également fondamental pour déterminer la stratégie.

Les ressemblances entre le cycle de vie des produits et celui des métiers ne doit pas conduire à faire une assimilation : les métiers durent en général plus longtemps que les produits (les métiers de l'électronique n'en finissent pas d'être à la base de nouveaux produits [de la radio au CDI, en passant par le magnétoscope, le camescope, ...])

En fait, le "portefeuille d'activités" doit permettre l'organisation d'activités aussi complémentaires que possible afin :

- de compenser les risques : on lance un produit nouveau dans la phase de maturité d'un autre par exemple. On évite de lancer plusieurs produits nouveaux en même temps.
- d'équilibrer la tésorerie : les produits nouveaux coûtent cher au lancement et doivent être aidés par ceux qui sont en phase de maturité, voire de déclin.
- de préparer l'avenir : "ne jamais s'endormir sur ses lauriers"

ANALYSE CONCURRENTIELLE - Sources de l'avantage comparatif

Il faut s'appuyer sur un certain nombre de bases pour être le plus compétitif possible (critère variable selon les produits, les marchés, ... Mais la question est un peu toujours la même : vendre moins cher des produits de qualité, pratiquer de meilleurs services que les concurrents, ...

Les sources principales de l'avantage compétitif sont :
- les économies d'échelle
- l'effet d'expérience (ou courbe d'apprentissage)
- la masse critique
- la "surgénération"
- la synergie

ANALYSE CONCURRENTIELLE - MODELES D'ANALYSE

La matrice du "BCG" (Boston Consulting Group)

2 critères conditionnent l'avenir :
- le taux de croissance du marché
- la part relative de l'entreprise sur ce marché
 
Les caractéristiques de chaque activité déterminent les choix stratégiques permettant à l'entreprise de se maintenir en position de leader ou le devenir
- activités "dilemmes" : leur rentabilité est aléatoire.
- activités "vache à lait" : à rentabiliser au maximum.
- activités vedettes : rentabilité à moyen terme.
- activités "poids morts" : inévitables.

Limites : ce modèle privilégie les prix, fait référence à la courbe d'expérience et en subit donc les limites, réduit l'analyse au couple produit-marché (alors que d'autres éléments sont prépondérants : technologie, potentiel humain de l'organisation, ...)

ANALYSE CONCURRENTIELLE - MODELES D'ANALYSE

Le modèle "ADL" (Arthur D. Little)

Il conjugue 2 critères :
- position concurrentielle.
- maturité du métier.
 
Ce modèle met en évidence plusieurs choix stratégiques
- développement naturel : développement en position dominante.
- développement sélectif : ressources recentrées vers les activités qui marchent.
- reconversion : en utilisant au maximum les synergies.
- abandon : changement d'activité (de "métier").

Avantages et limites

Ce modèle est plus dynamique que le précédent, la lutte par les prix n'est qu'un élément de la stratégie et la position concurrentielle s'évalue en fonction des potentialités de l'entreprise. Mais il est plus difficile à utiliser (insuffisance de données qualitatives).

ANALYSE CONCURRENTIELLE - MODELES D'ANALYSE

Le modèle "Mc Kinsey"

Il apprécie, comme les précédents, la "position concurrentielle" (niveau faible, moyen, fort) et la "valeur du secteur d'activité" (niveau faible, moyen, fort). Elle conduit à une analyse multicritères complexe, mais plus riche encore que les précédentes. Une matrice "atouts-attraits" relativement modélisée peut en être déduite.

ANALYSE TECHNOLOGIQUE - Introduction

La maîtrise technologique apparait comme indispensable à la firme pour conserver des coûts compétitifs. Le poids croissant des problèmes technologiques (impact de la recherche, robotisation, informatisation, ...) doit être intégré dans l'analyse stratégique.

ANALYSE INDUSTRIELLE - ANALYSE DE M. PORTER

Vue d'ensemble

Selon PORTER, l'état de la concurrence qui prévaut dans un secteur dépend de 5 forces fondamentales, qu'il faut bien connaître pour être capable de se situer efficacement dans ledit secteur (protéger l'entreprise contre ces forces, agir contre elles).

Forces en présence

La pression des concurrents

La pression concurrentielle est à analyser au niveau du nombre de concurrents, de leur taille, de l'évolution du marché, des coûts fixes, ... et aussi des "barrières à la sortie" (ex : impossibilité de reconvertir des équipements spécialisés).

Les nouveaux arrivants

On peut s'en protéger en réalisant des "barrières à l'entrée". On peut citer :

Economies d'échelle : on dissuade l'entrée en forçant le prétendant à produire lui-même à grande échelle ou alors à subir un handicap au niveau des coûts.
Différenciation du produit : il est nécessaire d'imposer sa propre image de marque, au niveau de la firme ou du pays (ex : "achetons français !")
Politique gouvernementale : quotas d'importation, droits de douane, ... Mais difficile à réaliser dans des économies de plus en plus basées sur le libre-échange.

Produits de substitution

Les produits de substitution sont inévitables => on n'a pas tellement le choix : momentanément, il faut baisser les prix, améliorer la qualité, ... ou innover en intégrant les avantages des nouveaux produits disponibles, ou en passant soi-même aux nouveaux produits.

Fournisseurs

Ils sont d'autant plus forts qu'ils disposent de monopoles d'approvisionnement, de fabrication ou de distribution (ex : monopole d'un brevet, position de franchiseur, de donneur d'ordres vis-à-vis du sous-traitant, endettement important vis-à-vis d'un fournisseur, ...).

On peut citer le cas concret de la firme Intel qui a détenu pendant plusieurs années le monopole de production des micro-processeurs pour compatibles PC).

La stratégie doit bien sûr permettre d'éviter cette dépendance excessive.

Clients

Leur puissance peut se traduire par des exigences en matière de prix, de qualité, délais de livraison, ...

La stratégie doit conduire à limiter ces pressions par :
Concentration (qui accroît le pouvoir de négociation).
Diversification des débouchés.
Intégration verticale.
En amont ou en aval pour maîtriser les approvisionnements et débouchés.
Exemple
- Péchiney contrôle toute la filière de l'aluminium.

Conclusion

Finalement, PORTER estime que pour affronter ces 5 forces concurrentielles, 3 types de stratégies sont possibles.

Domination par les coûts
- économies d'échelle, maîtrise technique et industrielle, effet d'expérience, ...
 
Différenciations
- se démarquer avec des services spécifiques, imposer son image, fidéliser la clientèle, ...
 
Spécialisations éventuelles
- pour disposer d'un avantage concurrentiel suffisant par rapport aux concurrents (surtout valable pour les PME dans des créneaux + ou - rejetés par la grande entreprise).

ANALYSE TECHNOLOGIQUE PROPREMENT DITE - Vue d'ensemble

Pendant longtemps, l'analyse stratégique s'est fondée sur les seuls critères commerciaux. Avec la rapidité des changements et l'importance de l'innovation, la dimension technologique devait obligatoirement s'intégrer à la stratégie d'entreprise.

L'analyse technologique doit porter sur :

Les produits

Quelles technologies maîtriser pour les fabriquer ?

Les processus de production

Comment organiser la production pour tout concilier (économies d'échelle, qualité, flexibilité, ...)

ANALYSE TECHNOLOGIQUE PROPREMENT DITE - Impact stratégique de la technologie

Horizons nouveaux
Exemple
- miniaturisation des composants électroniques.
 
Changements d'activité
Exemple
- le disque laser remplace le vinyle.
 
Métiers qui apparaissent ou qui disparaissent
Exemple
- rapprochement bureautique, informatique, télécom.
 
Produits qui se différencient
Exemple
- baladeur laser.

Les entreprises qui maîtrisent mal les évolutions sont souvent condamnées à disparaître.

ANALYSE TECHNOLOGIQUE PROPREMENT DITE - Classification des technologies

Les technologies n'ont pas la même importance stratégique

Technologies de base, connues de tous
Exemple
- cassette audio traditionnelle.
 
Technologies clefs
Permettent la compétence distinctive de l'entreprise
Exemple
- nature spécifique d'un composant électronique.
 
Technologies émergentes
Peuvent remettre en cause les technologies clefs
Exemples
- systèmes de propulsion électrique pour automobiles.
- systèmes informatiques de reconnaissance vocale, ...

Une entreprise maîtrise généralement plusieurs technologies. On parle alors de "portefeuille de technologies".

ANALYSE TECHNOLOGIQUE PROPREMENT DITE - Conclusion

Le problème technologique est essentiel de nos jours.

Les caractéristiques des différentes phases de mise en place d'une technologie sont pour l'essentiel comparables à celles des produits et métiers. Les technologies ont un cycle de vie avec par 3 phases principles : démarrage, développement et maturité, déclin.

Aussi faut-il savoir apprécier les risques et les enjeux (coûts élevés en période de démarrage, lutte concurrentielle farouche en période de développement et de maturité, ...)

La réalisation d'un diagnostic technologique sérieux, en tout état de cause, s'impose.

LA STRATEGIE - Définition - Vue globale

Notion issue des sciences de la guerre, sa première utilisation dans l'art des affaires résulte des travaux menés à la Harvard Business School aux Etats-Unis (fin des années 50). Son fondement est qu'il faut éviter le "pilotage à vue" pour assurer le devenir de l'entreprise.

Ce concept s'est continuellement enrichi depuis.

La stratégie est une combinaison de fins (objectifs) que s'efforce d'atteindre une entreprise et de moyens par lesquels elle cherche à les atteindre.

Quelques éléments de base
1 - des objectifs : sur le moyen ou long terme. Une stratégie ne se place pas dans le court terme.
2 - un ensemble d'activités : une stratégie se situe par rapport aux marchés et aux produits à développer.
3 - des axes de développement : spécialisation, expansion sectorielle, diversification, internationalisation, ... selon les objectifs visés.
4 - des moyens : financiers, techniques, humains, ...
5 - une nécessaire prise en compte de l'environnement.
6 - un domaine de compétence de la direction générale.
7 - la nécessité d'un "diagnostic" précis de l'existant.
8 - une évaluation des choix envisageables, avant la décision finale.

LE DIAGNOSTIC STRATEGIQUE - Diagnostic Organisationnel Interne

Evaluation comparative des ressources de l'entreprise

Les ressources matérielles, financières, humaines (formation, motivation, savoir-faire, ...), incorporelles (image de marque, valeur de l'organisation, climat social, ...) doivent être appréciées, en plus de leur inventaire, de manière comparative afin de dégager clairement les interdépendances. Ainsi les éléments d'équilibre ou déséquilibre apparaîtront-ils. Beaucoup d'entreprises connaissent des déséquilibres importants (ex : surcapacités sectorielles non utilisables à d'autres niveaux). L'analyse comparative est à situer également par rapport aux concurrents.

Naturellement, cette étude ne sera fructueuse que si les informations internes et externes sont pertinentes, accessibles, ... ce qui est rarement le cas de manière totale.

Appréciation de la compétitivité

Compétitivité : capacité de l'entreprise à affronter la concurrence, grâce aux potentialités, sans subir de handicap particulier. A voir de près : productivité, qualité, flexibilité, capacité d'innover ("Carré de compétitivité"). Chaque domaine de compétitivité (commercial, technique, financier, recherche-développement, structure organisationnelle, structure sociale) sera apprécié grâce à un certain nombre d'indicateurs quantitatifs et qualitatifs.

Exemple : compétitivité technique
- indicateurs quantitatifs : capacités de production, âge moyen des équipements, qualifications, ...
- indicateurs qualitatifs : niveau d'automatisation, avance technologique, ...

LE DIAGNOSTIC STRATEGIQUE - Diagnostic Externe

Connaissance de l'environnement marchand

L'environnement marchand est constitué des agents économiques directement liés à l'entreprise en tant que partenaires sur le marché (fournisseurs, clients, concurrents, ...). Quand elle a le choix, l'entreprise doit se donner les moyens de sélectionner ses partenaires et de négocier avec eux.

Exemple : les clients

Il faut bien entendu les connaître le mieux possible (identifier leurs besoins, nécessité de segmenter la clientèle pour mieux la cerner et mieux la "contrôler", nécessité de la "fidéliser").

LE DIAGNOSTIC STRATEGIQUE - Diagnostic Externe

Connaissance de l'environnement non marchand

L'environnement non marchand est constitué de toutes les structures sociales et institutionnelles qui ont une incidence directe ou indirecte sur le fonctionnement de l'entreprise, à cerner le mieux possible, notamment :
- la dynamique de la consommation : la demande des consommateurs évolue sur la base de facteurs démographiques, culturels, économiques, ...
- la dynamique de la production : la production est tributaire des changements technologiques bien sûr (informatique, télématique, matériaux composites, biotechnologies, ...), mais aussi de facteurs socio-techniques (modification du rapport homme-machine, nouvelles aspirations des travailleurs, ...).
 
Prise en compte des nouvelles contraintes d'environnement
- gestion des "externalités".
- internationalisation, voire même mondialisation des activités.
- respect de réglementations de plus en plus sévères, de normes qui se multiplient.

TYPES DE STRATEGIE - Remarques générales

L'entreprise met au point une stratégie qui indique comment réaliser les objectifs qu'elle a choisis. Les activités qui en découlent intègrent les résultats du diagnostic interne et externe préalablement mené. En effet le but de toute stratégie est soit d'augmenter ou de perpétuer un avantage concurrentiel initial, soit de créer un avantage durable

Le choix d'une stratégie est alors de savoir s'il est préférable d'augmenter les performances de l'entreprise sur les activités existantes plutôt que d'essayer d'apprendre un nouveau métier. Ce choix illustre l'alternative fondamentale à laquelle se trouve confrontée toute entreprise : spécialisation accrue ou ouverture vers de nouvelles compétences au travers de la diversification.

TYPES DE STRATEGIE - Présentation des grands types de stratégie

Les exemples de réussites d'entreprises sont nombreux avec au départ des options stratégiques différentes. Ils montrent que les stratégies concernent aussi bien les grands groupes internationaux que les PME. Ils prouvent également que le choix stratégique n'est jamais définitif.

On peut aussi considérer que toutes les stratégies se situent dans une perspective générale de croissance (voir chapitre spécifique).

Différentes stratégies peuvent être mises en place :
- stratégies de spécialisation
- stratégies de diversification
- stratégies de croissance proprement dite
- stratégies d'internationalisation

STRATEGIE DE CROISSANCE - DYNAMIQUE DU MARCHE

La croissance de l'entreprise est largement tributaire :
- de l'élargissement de ses marchés.
- de la croissance globale de l'économie. (croissance "macro-économique", internationalisation des économies notamment).
- des compétences, des potentialités, de l'expérience (sur le plan technique, financier, humain).

La croissance peut être réflexe (réponse immédiate à un accroissement de demande. Ex : ouverture d'un guichet de banque). Cette croissance étant souvent mal calculée, elle peut engendrer des problèmes à terme (coûts, retours en arrière).

La croissance peut au contraire être réfléchie. Elle suppose une stratégie à MT et LT et est fréquente dans les grandes entreprises.

Le choix peut être celui de la non-croissance (cas notamment du petit artisanat, s'il vit bien).

STRATEGIE DE CROISSANCE - ECONOMIES D'ECHELLE & MASSE CRITIQUE

Les économies d'échelle

La répartition des coûts fixes sur une plus grande quantité entraîne généralement une chute du coût unitaire global. De plus l'effet de taille permet une meilleure utilisation des capacités de production, une automatisation des activités, ....

La masse critique (ou taille critique)

Il s'agit de la taille minimale qu'impose le marché à une entreprise qui veut s'y introduire, s'y maintenir, ou s'y développer. On parle de "seuils dimensionnels" qui permettent de franchir les barrières à l'entrée d'un marché. Ces seuils sont de nature commerciale, technique, financière, humaine.

STRATEGIE DE CROISSANCE - DYNAMIQUE ET PROCESSUS D'INNOVATION

L'innovation est un vecteur principal de la croissance

L'arme de l'innovation

L'économiste autrichien SCHUMPETER a été l'un des 1ers à en montrer l'importance : "sans évolution, pas de profit ; sans profit, pas d'évolution".

Même si l'entreprise fait de la recherche fondamentale, son rôle est avant tout la mise en oeuvre de nouveautés concrètes (l'innovation est bien la concrétisation de la recherche au niveau de l'entreprise [produits, méthodes, gestion des ressources humaines, ...]).

Le processus d'innovation

Il peut être défini comme l'ensemble des activités mises en oeuvre pour transformer une idée en réalité commercialisable. La collaboration de plusieurs services est indispensable (recherche-développement, marketing, finances, production) et les risques techniques, financiers, humains, ... doivent être appréciés et assumés.

STRATEGIE DE CROISSANCE - TYPOLOGIES DE L'INNOVATION - P.Y. BARREYRE

P.Y. BARREYRE distingue 4 types d'innovation

Technologique : nouvelles matières, composants, produits, procédés de fabrication, ..

Commerciale : conditionnements, présentations, ... penser aux montres Kelton, Swatch, au rasoir Bic jetable, ...

Organisationnelle : JAT (Juste A Temps), rotation des tâches, ...

Institutionnelle : nouveautés fiscales, comptables, juridiques (EURL), ...

STRATEGIE DE CROISSANCE - TYPOLOGIES DE L'INNOVATION - A.D. LITTLE

A.D. LITTLE (société d'Audit américaine) propose une typologie fondée sur la technologie et l'investissement

Technologies sophistiquées avec peu d'investissements : "lighter, smaller, thiner"

Technologies encore moins exigeantes et capitaux faibles investis : domaine des "bonnes idées", souvent ignorées des grandes entreprises

Technologies de pointe exigeant d'énormes capitaux : Ariane, Airbus, Rafale, TGV, ...

Technologies stables mais capitaux importants : chaîne d'hôtels par exemple.

STRATEGIE DE CROISSANCE - DIRECTIONS DE LA CROISSANCE

Croissance horizontale
Exemples : Peugeot-Citroën, Pernod-Ricard

Souvent liée à un élargissement du marché (effet de gamme, pénétration du marché)

Croissance verticale (ou intégration)
Exemples : Rhône-Poulenc, St-Gobain

Intégration en amont ou en aval, ou les 2 à la fois.

Souvent liée à une volonté de maîtrise de la "chaîne " de production (garantie des approvisionnements et débouchés) et de recherche de synergie. Quand l'intégration est complète, on parle de stratégie de "filière" (Ex : Exxon, Phillips). L'intégration peut être partielle, avec des entreprises franchisées, concessionnaires ou sous-traitants.

Croissance conglomérale
Exemples : ITT, Mitsubishi, ...

Souvent liée à un volonté de répartition des risques, de prise en compte d'opportunités, ...

STRATEGIE DE CROISSANCE - CROISSANCE INTERNE - GENERALITES

L'entreprise s'appuie sur ses propres forces (capacités en RD, finances, personnel, ...) et se développe à partir de là. Une bonne capacité d'autofinancement est indispensable ("la croissance finance la croissance").

La croissance interne se fait sous le contrôle de la direction de l'entreprise. Les éléments à intégrer dans cette phase de croissance peuvent venir de divers horizons.
- achat d'usines "clefs en mains", de locaux, ou création de ces mêmes structures.
- crédit-bail.
- accords d'entreprise ("joint-venture"), GIE.
- ...

STRATEGIE DE CROISSANCE - CROISSANCE INTERNE - AVANTAGES

Quelques avantages de la croissance interne

Processus continu : par opposition aux discontinuités de la croissance externe et qui se fait en terrain généralement connu.

Maintien de l'indépendance de l'entreprise

Amélioration du climat social (s'il n'y a pas de licenciements).

Moyen endogène assez bien maîtrisable

Structures non bouleversées : à tous points de vue, notamment au niveau pouvoir hiérarchique.

...

STRATEGIE DE CROISSANCE - CROISSANCE INTERNE - FAIBLESSES

Quelques faiblesses de la croissance interne

Nécessité d'une bonne vision, de bonnes anticipations de la part des responsables

Tendance à la spécialisation : il y a toujours un risque de bouleversement des conditions du marché. => sensibilité à la conjoncture.

Nécessaires délais de mise en oeuvre : les concurrents peuvent en profiter

Financements à trouver

Formation des personnels

Temps de rodage + ou - long

...

STRATEGIE DE CROISSANCE - CROISSANCE EXTERNE - GENERALITES

La croissance externe se réalise par l'acquisition d'actifs existants. elle implique nécessairement des relations avec d'autres firmes. Il s'agit d'un processus exogène qui conduit souvent à la diminution du nombre d'entreprises sur le marché liée à une augmentation de taille (phénomène de concentration).

Elle est discontinue et épisodique, multiforme, complexe et longue (structures à réorganiser).

STRATEGIE DE CROISSANCE - CROISSANCE EXTERNE - RAISONS

Principales raisons (en fait avantages qu'on y trouve)

Volonté d'acquérir des parts nouvelles de marché

Volonté de domination, tout simplement.

Regroupement plutôt que lutte fratricide

Recherche d'effets de synergie : notamment par regroupement d'entreprises complémentaires, (effets de seuil).

Accroissement de la productivité : économies d'échelle à réaliser.

Recherche de régularité des approvisionnements

Opportunités à saisir

Peur d'être "mangé" par d'autres

Volonté de changement

Croissance par diversification

...

STRATEGIE DE CROISSANCE - CROISSANCE EXTERNE - FAIBLESSES

Principales faiblesses de la croissance externe

Capitaux importants à mettre en oeuvre

Coût d'achat des acquisitions. De plus à financer dans un délai bref.

Structures à réorganiser

Activités à intégrer

Personnel à convaincre

Problèmes de restructuration souvent accompagnées de suppressions d'emplois.

Les économies d'échelle peuvent devenir des "déséconomies d'échelle", notamment effets pervers de la croissance, ...

STRATEGIE DE CROISSANCE - CROISSANCE EXTERNE - MODALITES JURIDIQUES

Prises de participations

Fusion avec création de société nouvelle (A+B => C)

Absorption (A+B => B)

Apport partiel d'actif: une société apporte une partie de son patrimoine à une autre en échange de titres créés par augmentation de capital.

Filiale commune

Sur le plan boursier, la croissance externe se traduit par des négociations bilatérales ou multilatérales (généralement secrètes, sauf pour les "initiés" !), le "ramassage boursier" notamment par achats quotidiens de titres (ce qui suppose un capital très dispersé de la société dont on souhaite à terme prendre le contrôle, ou avec laquelle on souhaite négocier), les OPA, OPE, OPV (notamment par privatisation).

STRATEGIE DE CROISSANCE - GROUPES ET HOLDINGS

La croissance conduit à la constitution de groupes et sociétés financières ("holdings")

Groupe

Ensemble d'entreprises, nombreuses, variées, dispersées dans le monde le plus souvent, formant une vaste toile d'araignée (par le jeu des filiales, sous-filiales, participations multiples et croisées) dont les principales décisions et orientations stratégiques viennent d'un centre de décision unique (maison-mère).

Société Financière ("Holding")

A l'opposé de la plupart des sociétés du groupe, la société-mère holding gère des participations et poursuit une stratégie de valorisation des capitaux investis.

STRATEGIE DE CROISSANCE - CROISSANCE PARTAGEE

La Croissance partagée peut prendre diverses formes

Coopération inter-entreprises : divers partenariats peuvent être envisagés
- opérations de capital-risque.
- partenariat technologique.
- partenariat-coopération (implantation à l'étranger).
- partenariat-essaimage (encouragement de salariés à créer leur entreprise, dans un but de restructuration).
- ...

Sous-traitance

Franchisage

STRATEGIE DE SPECIALISATION - VUE D'ENSEMBLE

Un principe bien connu de stratégie est celui du regroupement des forces. Ainsi, après une bonne étude du terrain peut-on "mettre le paquet".

La spécialisation suppose la maîtrise d'un savoir-faire qui confère en plus une expérience (technologique, commerciale, ...) et qui permet de diminuer les coûts. Les stratégies de spécialisation ne sont pas toujours possibles (marché méconnu, maturité insuffisante dans le métier, ...)

La spécialisation suppose que l'entreprise est apte à profiter de la croissance de ses marchés ou à mettre en oeuvre des ressources supérieures à ses concurrents pour augmenter ses parts de marché à leur détriment. Il s'agit alors de mettre en oeuvre une stratégie offensive, de domination ou une stratégie d'acquisition.

STRATEGIE DE SPECIALISATION - PENETRATION DU MARCHE

La stratégie de pénétration du marché se place par rapport au marché correspondant aux compétences (ce qu'on appelle marché "pertinent"). 2 aspects principaux :

Renforcement du marché

Baisse de prix, incitation à acheter plus en modifiant les conditionnements, campagnes de publicité ou promotion, actions sur la mode pour pousser à l'achat, ...

Différenciation (ne pas confondre avec diversification)

Création d'un ou plusieurs avantages perçus comme uniques par les consommateurs (stratégie de "niche")

Exemple
- le "café signé Maxim's" lancé en 1990 par la SAPP (Société Alimentaire de Produits de Prestige), et grosse réussite commerciale, notamment dans de grandes surfaces de la région parisienne.

STRATEGIE DE SPECIALISATION - DEVELOPPEMENT DU MARCHE

La stratégie de développement du marché passe par la recherche de nouveaux clients (extension nationale d'un marché régional, extension internationale d'un marché national, ...)

Il convient de multiplier et diversifier les canaux de distribution, décliner des variantes du produit en fonction des caractéristiques des nouveaux marchés, d'exploiter d'autres segments de clientèle, ...

STRATEGIE DE SPECIALISATION - POLITIQUE DE GAMME

On connaît bien le problème de la stratégie de gamme dans les secteurs de l'automobile, électroménager, bricolage, cosmétiques, ... Les produits d'une gamme présentent une synergie incontestable, permettent d'accroître l'expérience de l'entreprise, ...

Quelquefois la stratégie de gamme est plutôt celle d'une stratégie "multi-produits" (Pernod-Ricard propose en France une gamme étendue de boissons : Pernod, Suze, Smirnoff, Pampryl, Banga, ...)

STRATEGIE DE DIVERSIFICATION

Principales raisons de la diversification

Répartition des risques

On évite de "mettre tous ses oeufs dans le même panier". Grâce à la diversification, l'entreprise se met en partie à l'abri des risques conjoncturels et des risques liés au cycle de vie des produits (l'entreprise doit envisager en permanence d'autres activités ou produits dans la mesure où la durée du cycle de vie des produits et des métiers diminue régulièrement).

Amélioration de la rentabilité

La diversification permet d'aller vers des marchés où la concurrence est moindre, où les marges bénéficiaires peuvent être plus élevées. Et ce d'autant plus facilement que les autres activités ont généré des excédents financiers importants.

STRATEGIE DE DIVERSIFICATION - Typologie des stratégies de diversification

Stratégie de placement

Si l'entreprise a généré antérieurement des liquidités importantes grâce à ses activités classiques, elle peut investir dans de nouveaux métiers.

Stratégie de redéploiement

Quand le métier ou le produit arrive à maturité, au pire en début de phase de déclin, il faut absolument envisager des reconversions.

Diversification de "confortement"

Il s'agit ici de renforcer les activités de l'entreprise (notamment pour les entreprises en position moyenne sur un marché).

Exemple
- Rossignol spécialisé dans le ski au départ s'est lancé dans le tennis en 1977, puis dans le golf.

Diversification de survie

STRATEGIE DE DIVERSIFICATION

Problèmes posés par la diversification

Quel nouveau métier ? Quel nouveau produit ?

Quel mode d'accès ? (croissance interne ou externe ?)

Problèmes résultants
- financiers (évaluation des capitaux nécessaires, sources de financement, montage financier).
- juridiques (cadre juridique notamment : société, GIE, accord de coopération, ...)
- humains (formations, reconversions, réaffectations, licenciements, embauches, ...)
- organisationnels (intégration de la nouvelle activité, restructuration, ...)

STRATEGIE D'INTERNATIONALISATION - DIVERSIFICATION DES RISQUES

Accroissement des ventes par diversification des risques

Risques de phase de cycle de vie des produits : Les phases de croissance, maturité ou déclin d'un produit peuvent être très variables d'un pays à un autre.

Risques de conjoncture

Risques de dépendance

Réduction de l'incertitude engendrée par un marché unique

Risques de concurrence tout simplement

Nécessité d'élargir les marchés

STRATEGIE D'INTERNATIONALISATION - AVANTAGES COMPARATIFS

Recherche d'avantages compétitifs

Disponibilité en ressources (matières premières notamment)

Faible niveau de salaires
Exemple
- installation de Thomson en Corée et à Taïwan pour sa production Hi-Fi.

Productivité du travail, qualification de la main-d'oeuvre

Investissements au Japon, USA, Suède, ... notamment pour des produits innovants et de haute technicité.

Incitations financières et fiscales
Exemple
- l'Irlande a facilité de nombreuses implantations depuis une dizaine d'années (Microsoft notamment).

Ces avantages compétitifs entraînet des effets de synergie, des économies d'échelle.

STRATEGIE D'INTERNATIONALISATION - AUTRES FACTEURS

Facteurs politiques, culturels
- uniformisation partielle des modes de consommation.
- réduction des barrières douanières et diminution des obstacles non tarifaires liées à l'idéologie du libre-échange.
 
Divers autres facteurs
- développement des moyens d'information et de communication.
- développement des moyens de transport.

STRATEGIE D'INTERNATIONALISATION - LES ETAPES

Etape du commerce

Développement des importations et des exportations. Dès la fin de la 2ème guerre mondiale ce mouvement se met en place (accords du GATT, développement du libre-échange ...)

Etape de l'implantation

Installation d'agents commerciaux, implantation de magasins-pilotes ou filiales de distribution (ex : Cristofle a des magasins-pilotes à New-York, Bruxelles, Francfort ...). Cette étape n'est pas encore trop difficile à réaliser.

Etape de la multinationalisation

Elle passe généralement par l'implantation d'unités de production à l'étranger ou d'unités de distribution, puis intègre progressivement l'ensemble des composantes commerciale, technique, financière. Ex : Pernod-Ricard, Rhône-Poulenc sont implantés dans plus de 140 pays.

Cette étape conduit à la constitution de groupes tentaculaires appelés "Multinationales".

MULTINATIONALES - CRITERES DE DEFINITION

2 critères principaux sont à retenir

Le caractère international de l'entreprise
- politique du groupe menée dans une perspective mondiale (productions, structures, management).
- capital social distribué mondialement.
- dirigeants de nationalités différentes.

Le nombre de filiales et participations

Cette approche suppose que le groupe possède des filiales de production à l'étranger, pas seulement des filiales de commercialisation.

MULTINATIONALES - PRINCIPAUX SECTEURS D'ACTIVITE

Tous les secteurs de l'activité économique sont concernés

Agro-alimentaire
Exemples
- BSN, Nestlé, ...
 
Energie
Exemples
- ELF, EXXON, Texaco, ...
 
Industrie manufacturière
Exemples
- Michelin, PSA, Philips, ...
 
Banque
Exemples
- BNP, ...
 
Restauration, Hôtellerie, Location de voitures, ...
Exemples
- Mac-Donald, Hertz, ...

MULTINATIONALES - POIDS DANS L'ECONOMIE

Enorme, et en accroissement constant : General M otors, Ford Motor, Exxon, Royal Deutsch Shell, IBM, Toyota Motor, General Electric, ... Des chiffres d'affaires qui se chiffrent en milliards de $, des effectifs de plusieurs centaines de milliers de personnes (plus de 700.000 chez General Motors, plus de 300 000 chez IBM, ...). Les USA sont largement en tête des plus grosses multinationales

La France avec Renault, PSA, CGE, ELF, St-Gobain, Péchiney, ... compte une petite dizaine de groupes parmi les 100 1ers mondiaux et se situe à partir de la 25 ème place environ.

MULTINATIONALES - DIFFERENTES STRATEGIES

Stratégie d'approvisionnement

Exemple
Saupiquet est implanté en Côte-d'Ivoire, Sénégal, Espagne, Tunisie (conserveries de poissons).

Stratégie productive

Les filiales de production peuvent avoir différentes raisons d'être
- filiales de montage ou d'assemblage (ex : automobile).
- filiales-ateliers : pour la fabrication de produits intermédiaires (composants, ...) en recherchant un avantage comparatif (présence des ressources naturelles, main d'oeuvre, ...). Rôle un peu comparable à celui d'une usine au niveau national. Le contexte économique local n'est pas primordial (souvent la production est réexportée ailleurs).

Stratégie commerciale

L'objectif est de mieux connaître le marché, de s'adapter au contexte local, mais aussi de limiter les obstacles douaniers ou fiscaux, éviter la rigueur de certaines normes, ... La prise en compte de la spécificité du marché est le 1er critère de décision.

Quelles que soient les stratégies, elles conduisent à une véritable division internationale du travail au niveau mondial (on trouvera dans les PED des filiales de multinationales orientées vers des productions simples (1ère transformation, besoins importants en main-d'oeuvre non qualifiée) et dans les PD les activités stratégiques, complexes, de recherche, ...

MULTINATIONALES - STRUCTURE

2 principes directeurs

L'intégration

Volonté de créer un ensemble qui assure tous les maillons de la chaîne (ou le maximum), et qui répond à un centre de décision unique, fédérateur de la politique d'ensemble du groupe.

La diversification conglomérale

Souvent liée à une décentralisation permettant une meilleure adaptabilité aux conditions locales des marchés (divisions par produits, par régions, ...).

ETATS ET MULTINATIONALES - ROLE PLUTOT POSITIF

A l'évidence les multinationales influencent les politiques des Etats. Les aspects sont positifs ou négatifs, à constater ou à regretter, ... selon le point de vue considéré. Analyse difficile.

Plutôt positif

Pays d'origine
- façon d'asseoir la puissance, le rayonnement.
- rapatriement à terme de bénéfices.
Pays d'accueil
- création locale d'emplois.
- entrée de devises.
- transfert de technologies.
- effets d'entraînement induits (sous-traitance, ...).
- apport de techniques modernes de gestion.
- apports fiscaux.

ETATS ET MULTINATIONALES - ROLE PLUTOT NEGATIF

A l'évidence les multinationales influencent les politiques des Etats. Les aspects sont positifs ou négatifs, à constater ou à regretter, ... selon le point de vue considéré. Analyse difficile.

Plutôt négatif

Pays d'origine
- emplois supprimés suite aux délocalisations.
- traduction de la suprématie de l'économique sur le politique.
Pays d'accueil
- les délocalisations peuvent priver les PED de possibilités d'exportation.
- capitaux créés dans PED transférés vers pays d'origine.
- suppression de petites entreprises locales.
- pressions sur les gouvernants.
- modes de vie "à l'occidentale" véhiculés.
- dépendance technologique et industrielle.

ETATS ET MULTINATIONALES - CONCLUSION

Qu'on les dise multinationales, transnationales, supranationales, plurinationales, ... la réalité est toujours la même : le phénomène est généré par le système libéral qui pousse à la concentration et à l'accroissement de la taille des entreprises.

La volonté de puissance, les contraintes d'une organisation internationale que personne ne maîtrise plus vraiment, ... ce qui s'est fait à une époque au niveau national se fait depuis un certain nombre d'années au niveau mondial ... Jusqu'à quand ?

STRATEGIES ET STRUCTURES - Théorie de la contingence

La stratégie dépend de l'environnement

On peut admettre qu'un environnement stable, serein, bien maîtrisé pourra conduire à une structure relativement rigide, centralisée. A l'opposé, un environnement difficile à cerner nécessitera une structure plus souple, plus flexible. Entre les 2 extrêmes, tous les cas de figure sont possibles.

La structure dépend de la stratégie

En prenant une certaine démarche stratégique, on imposerait plus ou moins la structure. Les stratégies d'extension conduiraient à des structures fonctionnelles classiques, les stratégies de diversification cinduiraient à des structures décentralisées, divisionnelles (produits, régions).

STRATEGIES ET STRUCTURES - La stratégie : conséquence des structures existantes ?

On ne met pas en oeuvre une stratégie sans prendre en compte les potentialités dont on dispose sur le plan technique, matériel, humain, financier ... Voir diagnostic stratégique

Une certitude : c'est qu'il est bien difficile, une nouvelle fois, de trancher de manière péremptoire (l'oeuf vient-il de la poule, ou la poule ... !)

Quoiqu'il en soit, les structures, pas plus que les stratégies, ne devront être figées. Les structures paraissent cependant davantage un moyen qu'une fin.

LA PLANIFICATION STRATEGIQUE - Historique rapide

Dès que la taille de l'entreprise grandit une nécessaire planification opérationnelle se fait sentir.

Placée au départ dans un environnement connu, elle évoluera vite, à partir des années 1960, vers une planification stratégique plus complexe (mettant en oeuvre divers scénarios notamment).

D'année en année la planification stratégique s'est dotée de moyens de simulation sophistiqués, permettant la plus grande rapidité possible aux adaptations.

LA PLANIFICATION STRATEGIQUE - Définition et intérêt

La planification stratégique peut être définie comme "l'organisation scientifique du changement".

C'est le contraire du pilotage à vue.

Qui dit planification dit anticipation, action, changement.

LA PLANIFICATION STRATEGIQUE

Principaux aspects du plan stratégique

Un axe directeur, ou plusieurs

Diversification, spécialisation, ...

Une trajectoire à suivre, ou plusieurs
Exemples
- taux de croissance des ventes, augmentation de parts de marchés, ...

Des délais

Des cibles précises

Une planification réussira d'autant mieux que
- un petit nombre de critères aura été défini (évite la dispersion).
- les objectifs sont réalistes, correctement quantifiés, ajustables, acceptés.
- ...

LA PLANIFICATION STRATEGIQUE - Stratégie et prospective

On considère que le futur n'est pas forcément le prolongement du passé.

La planification stratégique devra définir différents futurs possibles. Les actions à mener devront prendre en compte les différentes hypothèses.

Divers scénarios seront réalisés, plus ou moins probables (ces scénarios tiendront compte des invariants ou constantes, des tendances lourdes à M et LT, des ruptures possibles).

Dans ce domaine, n'est pas stratège qui veut !

LA PLANIFICATION STRATEGIQUE - Stratégie et prévision

Elle part du passé et permet une projection dans l'avenir.

Plus aisée que la prospective, elle est aussi plus "scientifique". Elle se fonde en général sur la corrélation (qui met en relation 2 ou plusieurs variables) et aussi sur l'extrapolation (qui est un prolongement de tendance).

Il faut prendre en compte un certain nombre de composantes pour réaliser une bonne approche prévisionnelle
- la tendance à LT.
- les aspects cycliques.
- les éventuels aspects saisonniers.
- les aléas.

Prospective et prévision pourront se fonder sur des méthodes qualitatives (jugements d'experts, panels divers, enquêtes par sondages, ...)

LA PLANIFICATION STRATEGIQUE - Mise en oeuvre des plans

Délai : 3 à 5 ans, voire plus

Décomposition, quantification, programmation dans le temps

Programmes successifs, tranches annuelles de réalisations, ... (ex : plans d'investissement, de formation, ...)

Objectifs clairs

Moyens affectés précisément, calendrier à respecter

Savoir "se hâter lentement"

Une longue réflexion fait perdre du temps au départ ... qu'on regagne généralement ensuite.

Traduction écrite des plans

Ils ne doivent pas s'imposer, mais être globalement négociés.

Diffusion auprès de tous les services concernés

LA PLANIFICATION STRATEGIQUE - Les budgets

Traduction financière des programmes d'action

Les budgets vont apporter aux équipes les moyens financiers indispensables, et impliqueront les responsables. Une analyse des écarts devra absolument être envisagée

Nécessaire coordination pour éviter les gaspillages (des frais généraux, en passant par l'approvisionnement, la publicité, la promotion, ... ). Décaissements et encaissements devront être cernés au plus juste.

LA PLANIFICATION STRATEGIQUE - Conclusion

L'instabilité du monde, la difficulté à cerner les problèmes, les incertitudes du lendemain, ... auraient quelquefois tendance à décourager les décideurs.

Ces derniers, pourtant, n'ont pas le choix : le hasard fait quelquefois bien les choses, c'est plutôt rare. Plus la situation devient complexe, plus il faut s'armer afin, le moment venu, d'être capable de se battre et de saisir les opportunités. Un avenir se prépare ; ce qui est vrai pour l'entreprise l'est aussi pour l'individu ...

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