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Thèmes abordés : Banques - Création monétaire - Multiplicateur du crédit - Crédit - Système bancaire français Page Thèmes - Economie Générale Page Thèmes - Correspondances Fichiers

LES BANQUES
BANQUE
BANQUE CENTRALE
BANQUE COMMERCIALE
BANQUE DE DEPOT
BANQUE DE FRANCE
BANQUE DE PREMIER RANG
BANQUE DE SECOND RANG
BANQUE DES BANQUES
BANQUE D'AFFAIRES Page Thèmes - Economie Générale

LE CREDIT - TYPES DE CREDIT
CREDIT
CREDIT A COURT TERME
CREDIT A MOYEN TERME
CREDIT A LONG TERME
CREDIT-BAIL
CREDIT DE CAMPAGNE
CREDIT DE TRESORERIE
CREDIT PERMANENT Page Thèmes - Economie Générale

LA MONNAIE - TYPES DE MONNAIES
DEFINITION
MONNAIES DIVISIONNAIRES
MONNAIE ELECTRONIQUE
MONNAIE FIDUCAIRE
FONCTIONS DE LA MONNAIE
FORMES DE LA MONNAIE
MONNAIE MANUELLE
ORIGINES DE LA MONNAIE
MONNAIE PAPIER
MONNAIE SCRIPTURALE Page Thèmes - Economie Générale

LA CREATION MONETAIRE
CREATION DE MONNAIE "BANQUE CENTRALE"
CREATION DE MONNAIE SCRIPTURALE Page Thèmes - Economie Générale

LE MULTIPLICATEUR DU CREDIT
DEFINITION - EXEMPLE Page Thèmes - Economie Générale

LE SYSTEME BANCAIRE FRANCAIS
PRINCIPALES ETAPES
COMPOSITION Page Thèmes - Economie Générale

ACTION

Titre de propriété représentatif d'une part de capital d'une société anonyme.

Voir Droit - Les Acteurs de la Vie juridique

AFB

Association Française de Banques.

Les banques "classiques" sont classées dans la catégorie des banques "AFB" :
- BNP (Banque Nationale de Paris).
- SG (Société Générale).
- CL (Crédit Lyonnais).
- CIC (Crédit Industriel et Commercial).
- CCF (Crédit Commercial de France) ...

AFFACTURAGE

Opération ou technique de gestion financière par laquelle, dans le cadre d'une convention, un organisme spécialisé gère les comptes clients d'entreprise en acquérant leurs créances, en assurant le recouvrement pour son propre compte et en supportant les pertes éventuelles sur les débiteurs insolvables. Ce service, qui permet aux entreprises qui y recourent d'améliorer leur trésorerie et de réduire leurs frais de gestion, est rémunéré par une commission sur le montant des factures.

Anglais : factoring

AGREGAT MONETAIRE

Agrégat vient de "agréger" qui signifie totaliser, ajouter. Les agrégats monétaires sont les grandeurs globales, caractéristiques de la masse monétaire et de ses contreparties.

On peut aussi donner cette définition :

"Moyens de paiement et placements que les agents non financiers considèrent comme une réserve de pouvoir d'achat immédiatement disponible ou facilement convertible en monnaie".

AUTORITES MONETAIRES

Les grandes "autorités monétaires" en France sont :
La Banque de France.
Le Conseil National du Crédit (CNC).
Le Comité de la Réglementation Bancaire (CRB).
Le Comité des Etablissements de Crédit (CEC).
La Commission Bancaire.
Sans oublier le Ministère de l'Economie et des Finances.

AVANCE

Il s'agit en fait de prêts accordés par un organisme bancaire.

On parle, notamment des "avances de la Banque de France" à l'Etat.

AVOIR

Terme généralement utilisé au pluriel.

Sommes détenues par une personne, sur un compte à vue ou à terme.

Exemple
-"les avoirs de M. X à la banque Y sont de Z euros".

BANQUE

Organisme dont la vocation est de recueillir les dépôts du public (à vue ou à terme), de gérer ces dépôts, et de les utiliser comme support de crédit aux entreprises et aux particiuliers (ce qui engendre la création de monnaie scripturale), d'effectuer diverses opérations pour leurs clients (location de coffres, gestion de portefeuilles, conseils financiers, ...).

Voir BANQUES

BANQUE CENTRALE ou Banque de 1er Rang, ou Institut d'Emission, ou "Banque des Banques"

Voir BANQUE DE FRANCE

BANQUE COMMERCIALE ou Banque de second Rang, ou tout simplement Banque

Voir BANQUE

BANQUE DE DEPOT

Banque dont le rayon d'action est plutôt orienté vers la collecte de dépôts à vue ou à court terme.

La distinction officielle entre Banque d'Affaires et Banque de Dépôt n'existe plus (lois de 1966 et 1984 qui entrainent une unification du système bancaire).

BANQUE DE FRANCE

Création Napoléonienne (1800). Plusieurs rôles :

Institut d'Emission (Banque de la Nation).

"Banque des Banques"
Par l'intermédiaire de son équipe de direction, elle assure des services spécifiques pour l'ensemble du système bancaire : centralisation du fichier des impayés, tenue des comptes au nom des différentes banques commerciales, système informatique centralisé de compensation bancaire, ....
 
Banque de l'Etat
Elle lui accorde des avances, notamment pour couvrir les inévitables décalages entre la perception des recettes et l'encaissement des dépenses.

Gestion du Fonds de Stabilisation des Changes (FSC)

NB : la Banque de France dispose de plus d'autonomie que par le passé. Un comité de direction, en principe indépendant, est chargé d'orienter la politique monétaire du pays. A noter la réelle perte d'influence des banques nationales des pays de la zone Euro, la politique monétaire globale étant fixée par la Banque Centrale Européenne (siège à Francfort).

BANQUE DE PREMIER RANG ou Banque Centrale, ou "Banque des Banques" ou Institut d'Emission

Voir BANQUE DE FRANCE

BANQUE DE SECONG RANG Banque de Second Rang ou Banque Commerciale, ou tout simplement Banque

Voir BANQUE

BANQUE DES BANQUES ou Banque Centrale, ou "Banque de 1er Rang" ou Institut d'Emission

Voir BANQUE DE FRANCE

BANQUE D'AFFAIRES

Banque dont le rayon d'action est plutôt orienté vers les grandes entreprises (gestion de titres, prises de participation, crédits à M et LT, ...).

La distinction officielle entre Banque d'Affaires et Banque de Dépôt n'existe plus (lois de 1966 et 1984 qui entrainent une unification du système bancaire).

BAROMETRE

On dit souvent de la bourse qu'elle est un "baromètre" de l'économie. En effet, les cours boursiers sont très sensibles aux événéments politiques, sociaux, économiques, ...

Quand la bourse se porte bien, cela signifie que les anticipations sont bonnes. On peut conclure que, si le cours boursiers sont stables ou en progression, les opérateurs ont relativement confiance en l'avenir.

BESOIN DE FINANCEMENT

Manque de ressources financières des personnes qui ont un projet et ne peuvent le réaliser seules. Les entreprises sont classiquement à la recherche de moyens de financement pour réaliser leurs projets d'investissement.

BFCE Banque Française du Commerce Extérieur

Comme son nom l'indique, sa vocation est d'aider au financement des opérations industrielles ou commerciales avec l'étranger.

BILLET

Monnaie papier (fiduciaire) ou billet de banque.

La valeur faciale d'un billet de banque est sans commune mesure avec la valeur intrinsèque (coût de fabrication) du billet. (Ex : un billet de 20 Euros coûte à la fabrication 0,25 Euro environ).

La valeur d'un billet est celle du pouvoir d'achat qu'il représente.

BILLET A ORDRE

Engagement de la part d'une personne (débiteur) de payer une certaine somme à une autre personne (créancier) à une certaine date (échéance). Fait partie avec la lettre de change des effets de commerce, mais beaucoup moins utilisé.

BILLET DE BANQUE

Monnaie fiduciaire, monnaie papier, émise par la Banque de France et qui a cours légal.

BOURSE DES VALEURS

Lieu où s'échangent les valeurs mobilières (actions et obligations), à un prix établi selon la loi de l'offre et de la demande.

La bourse française la plus importante est bien sûr celle de Paris.

C'est un marché public, sévèrement réglementé. Les opérateurs sont :
- les Sociétés de Bourse (depuis 1988 elles remplacent les agents de change).
- la Société des Bourses Françaises (SBF).
- le Conseil des Bourses de Valeurs.
- l'Association Professionnelle des Activités de Bourse.
- l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) qui a remplacé, entre autres, la Commission des Opérations de Bourse (COB).

CAC Cotation Assistée en Continu

Système informatisé d'établissement des cours boursiers.

Grâce à l'informatique, les cours peuvent être établis en permanence grâce à la confrontation des offres et des demandes centralisées sur un ordinateur de cotation, et provenant des terminaux des différentes sociétés de bourse.

Voir COTATION

CAC 40

Cotation Assistée en Continu des 40 valeurs vedettes de la place boursière de Paris.

Création au 31/12/1987 : niveau 1000.
Valeur au 11/12/1993 : niveau 2198.
Valeur au 5/11/1999 : niveau 4975 (=> valeur des titres multipliée en moyenne par 5 en 12 ans).
Valeur au 09/10/2002 : niveau 2694. Ainsi la bourse a-t-elle chuté de façon spectaculaire à cette époque, conséquence (entre autres) du dégonflement de la "bulle Internet". On se rend compte, derrière ces quelques chiffres, que si la Bourse reste dans le long terme un bon instrument de placement, elle n'en comporte pas moins des risques.
Valeur au 20/11/2005 : niveau 4586 (=> très belle reprise en 2005).

Quelques grandes valeurs parmi les 40 : Bouygues, Carrefour, CCF, Elf, Havas, Legrand, LVMH, AXA, Matra-Hachette, Michelin, Paribas, PSA, UAP, ACCOR, AGF, Canal +, Cap Gémini, Valéo, Vivendi, ...

NB : les noms de cette liste peuvent changer partiellement. Certaines sociétés peuvent entrer dans l'indice, d'autres en sortir.

CAISSE D'EPARGNE

Système d'épargne populaire très ancien (la 1ère Caisse d'Epargne fut fondée en 1818 à Paris !).

Des sommes très importantes sont gérées à ce niveau. Plus d'un français sur deux a de nos jours un livret ou un compte d'épargne. Depuis bien des années le taux d'intérêt servi n'a pas dépassé 3 % (en partie la conséquence de la baisse de l'inflation).

2 réseaux en fait

Le Réseau Caisse Nationale d'Epargne

Le véhicule en est le réseau des 18000 bureaux de poste.

Les Caisses d'Epargne et de Prévoyance ("l'Ecureuil")

Un "livret jeune" (16-25 ans) a été créé. Le taux d'intérêt de ce livret jeune, ainsi que celui des livrets d'épargne populaire (destinés aux personnes agées) est plus élevé.

CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS

En centralisant les fonds gérés par les Caisses d'Epargne, cet organisme public joue un rôle très important, compte tenu des masses financières en jeu. Ces fonds servent au financement des investissemnts des Collectivités Locales, aux opérations de logement social, ...

CAM Crédit Agricole Mutuel

Créé en 1895 par Jules Méline, cet organisme mutualiste a établi sa croissance sur la fidélité du monde rural.

De nos jours, le Crédit Agricole est l'une des 1ères banques dans le monde. Son rayon d'action déborde largement du cadre agricole (toute personne peut se faire ouvrir un compte au CAM). Comme d'autres banques, le Crédit Agricole fait de l'assurance, du voyage, ...

CAPACITE DE FINANCEMENT

Possibilité pour une personne de réaliser elle-même sur le plan financier la réalisation de son projet.

Les agents à capacité de financement (ménages notamment) placent une partie de leur épargne. Ce qui leur confère une réserve personnelle de financement en cas d'opération future (achat immobilier par exemple), et apporte au système bancaire les moyens de satisfaire par le crédit les agents à besoin de financement.

CAPITALISATION BOURSIERE

Valeur globale d'une entreprise en bourse (Cours du titre multiplié par le nombre de titres). Valeur théorique de revente à un moment donné. Ne pas confondre avec le capital social figurant au bilan.

CCP Comptes Chèques Postaux

On peut considérer que c'est l'aspect bancaire de la poste.

CEC Comité des Etablissemnts de Crédit

Organisme chargé de mettre en place, de réviser les réglementations bancaires. Présidé par le Ministre de l'Economie et des Finances et sous-présidé par le Gouverneur de la Banque de France.

CHEQUE

Instrument classique de circulation de la monnaie scripturale.

Il faut en principe présenter une pièce d'identité lors d'un paiement par chèque. Le compte en banque doit êtreapprovisionné. En cas de problème avec un chèque, il faut faire opposition.

CHEVALIER NOIR ou Raider

Voir RAIDER

CNC Conseil National du Crédit

Organisme créé en 1945, il est consulté par le gouvernement pour la mise en place de sa politique économique, monétaire, du crédit. Il fait annuellement un rapport au Président de la République et au Parlement sur le fonctionnement du système bancaire et financier. Rapport public publié au JO. Le Ministre de l'Economie et des Finances en est le Président, le Gouverneur de la B. de F. le Vice-Président.

COB Commission des Opérations de Bourse

Citée pour mémoire, ayant été remplacée par l'AMF (Autorité des Marchés Financiers). Institution publique créée en 1967 pour veiller à la sincérité des informations diffusées par les opérateurs et assurer globalement la surveillance du marché boursier.

CODEVI Compte Pour le Développement Industriel

Comme les comptes d'épargne, les intérêts sont exonérés d'impôts. Gérés par les banques et créés pour avoir des ressources à affecter prioritairement aux crédits pour les PME. Le taux d'intérêt servi est le même que celui des livrets de Caisse d'Epargne.

COMMISSION BANCAIRE

Organisme qui exerce un pouvoir de contrôle et de sanction sur tous les établissements de crédit (surveillance de l'application de la législation bancaire, de la mise en oeuvre de la "déontologie" en matière d'opérations de banque, ...). Elle est présidée par le Gouverneur de la Banque de France.

COMPENSATION

Chaque jour, des personnes clientes d'une banque font des opérations bancaires (ex : établissement de chèques) à des personnes titulaires d'un compte dans une autre banque ... et inversement.

Pour faciliter la mise à jour des comptes, les banques ne paient entre elles que le solde des opérations (il y a "compensation"). Il existe un mécanisme de compensation orchestré par la Banque de France qui détient un gros "ordinateur de compensation".

COMPTE

Jeu d'écritures entrainé par le dépôt d'une somme initiale auprès d'une banque, afin de réaliser des opérations ultérieures sur ce compte (paiement des débiteurs grâce aux chèques, TIP, ... encaissement de revenus). En plus des comptes à vue non rémunérés, il existe des comptes à terme rémunérés.

Voir DEPOT A VUE - DEPOT A TERME

CONTREPARTIE

Les contreparties de la masse monétaire sont les éléments à la source de la création de monnaie.

L'essentiel des contreparties de la masse monétaire est représenté par les crédits à l'économie (aux entreprises, particuliers, administrations).

COTATION ou "fixing"

Mécanisme par lequel est établi le cours du titre (sa valeur) par confrontation de l'offre et de la demande.

Différents procédés :
Cotation à la criée : les représentants des sociétés de bourse confrontent verbalement les offres et les demandes. Le "coteur" utilise un tableau, écrit, efface, ... les cours successifs jusqu'à l'équilibre. Encore utilisée à Wall Street (11-2005), mais système qui devrait disparaître définitivement à partir de 2006
Par casier : les ordres sont centralisés dans des "casiers". Un commis de la société de bourse confronte les ordres et demandes pour établir le cours.
Continue assistée par informatique : système nouveau qui remplace les précédents et fonctionne à partir de terminaux installés dans les sociétés de bourse et reliés à un ordinateur central de cotation. séance de 9 à 17 heures à la Bourse de Paris.

COTE OFFICIELLE

Les cours de bourse sont publiés par la Société des Bourses Française (SBF) dans un bulletin officiel de la cote.

COURS

De manière générale, valeur d'une monnaie, d'un titre, par rapport à un autre ou appréciée dans une monnaie servant de référence.

En Bourse, prix d'une action. Lors des ordres de bourse, 2 possibilités principales :
- cours au mieux : l'opérateur n'a pas d'ordre particulier de la part du client.
- cours limité : un plancher est fixé pour la vente, un plafond est fixé à l'achat.

COURS FORCE

Une monnaie a cours forcé quand elle n'est pas convertible en un métal précieux (argent et sutout or) auprès de la banque centrale. Ce qui est le cas de nos jours.

COURS LEGAL

Une monnaie a cours légal quand elle ne peut pas être refusée en paiement d'une dette. Le billet a cours légal, pas la monnaie scripturale (on peut refuser le paiement à l'aide d'un chèque si le débiteur ne peut pas prouver son identité).

Rappel : le chèque n'est pas la monnaie scripturale, mais seulement un instrument parmi d'autres de sa circulation.

CRB Comité de la Réglementation Bancaire

Organisme chargé de mettre en place, de réviser les règles bancaires. Présidé par le Ministre de l'Economie et des Finances et sous-présidé par le Gouverneur de la Banque de France.

CREATION MONETAIRE

Opération qui augmente la masse des moyens de paiement en circulation.

Voir CREATION MONETAIRE

CREDIT

Un crédit est un prêt accordé par une institution financière à une personne, prêt qui sera remboursé ultérieurement, avec en plus du capital emprunté des intérêts (loyer de l'argent).

Voir CREDIT

CREDIT A COURT TERME

Un crédit à court terme couvre en principe une période allant de quelques mois à moins de 2 ans.

Normalement, le crédit à court terme sert à financer le cycle d'exploitation des entreprises.

Exemples
- achat de matières premières.
- décalage entre l'engagement de certaines dépenses et l'encaissement des recettes (cas des entreprises saisonnières).

CREDIT A MOYEN TERME

Un crédit à moyen terme couvre en principe une période allant de 2 à 7 ans.

Normalement, le crédit à moyen terme sert à financer des opérations qui s'inscrivent dans la moyenne durée.

Exemples
- achat de matériel informatique.
- aménagements de locaux.

CREDIT A LONG TERME

Un crédit à long terme couvre en principe une période de plus de 7 ans.

Normalement, le crédit à long terme sert à financer les investissements lourds.

Exemples
- financement des acquisitions immobilières.
- financement des acquisitions foncières.
- financement des acquisitions de matériels très coûteux (machines à commande numérique, robots, ...).

CREDIT-BAIL Ou leasing

Une personne choisit librement un matériel qu'elle veut acheter. Cette personne va payer un loyer à la société de crédit-bail qui finance l'acquisition du bien. Elle va utiliser ce bien, le réparer, l'assurer, ... A l'issue de la période de location elle a la possibilité de racheter le bien à sa valeur résiduelle.

C'est une technique intéressante dans la mesure où elle permet notamment d'utiliser un matériel nouveau, en l'absence de moyens de financement suffisants. Elle a cependant l'inconvénient d'être globalement coûteuse.

CREDIT DE CAMPAGNE

Crédit à CT permettant de financer des opérations saisonnières.

Exemple
- crédit accordé à un agriculteur pour lui permettre de financer ses achats d'engrais en attente de la récolte.

CREDIT DE TRESORERIE

Crédit à CT permettant de financer des opérations d'exploitation (financement de l'achat de matières premières par exemple). Un crédit de trésorerie va de quelques jours à quelques mois le plus souvent.

CREDIT PERMANENT

Droit de tirage qu'une personne peut utiliser à tout moment, et qui se reconstitue au fur et à mesure des remboursements.

Anglais : crédit revolving

DAB Distributeur Automatique de Billets

Avec une simple carte de retrait automatique, ou une carte de crédit, il est possible de retirer des billets de banque auprès des nombreux distributeurs installés (en France, et à l'étranger si la carte le permet).

DAX

Indice de la Bourse de Francfort, qui réunit 30 valeurs représentant 70 % de la capitalisation boursière de la place de Francfort.

DECOUVERT

Crédit de courte durée, se traduisant par l'autorisation donnée au client de tirer des chèques, ou de faire des opérations pour un montant supérieur à la provision du compte.

Sans cet accord, les chèques seraient "sans provision".

NB : des possibilités de découvert permanent, négociées, sont possibles et de plus en plus fréquentes, même pour les particuliers.

DEPOT A TERME

Dépôts sur des comptes rémunérés, pour lesquels les avantages ne sont acquis (intérêts, avantages fiscaux) que si le retrait n'est pas effectué avant l'arrivée du terme fixé dès le début du contrat.

DEPOT A VUE

Fonds reçus par une banque donnant lieu à inscription sur un compte, et utilisables par le titulaire du compte en fonction de ses besoins (paiements, encaissements).

L'ensemble des dépôts à vue représente la monnaie scripturale et circule avec des instruments classiques (chèque et virement) ou plus modernes (virements automatiques, utilisation de cartes de crédit, TIP, ...).

En France les comptes a vue ne sont pas rémunérés. En échange, la délivrance des carnets de chèques est gratuite (pour combien de temps encore ?).

DEVISE

Monnaie étrangère ayant une valeur reconnue sur le plan international. Le dollar, la livre, le yen, ... et maintenant l'Euro sont des devises.

Une devise étrangère n'a pas, en principe, le caractère de monnaie dans une autre nation. (ex : en France, vous ne réglez pas vos achats en dollars !)

DOW JONES

Indice boursier de la valeur des titres de la bourse de New York. Il est fondé sur la valeur d'une trentaine de titres faisant l'objet de transactions très importantes.

Il a été créé en 1884.

Il est surtout basé sur des valeurs industrielles traditionnelles. Son importance psychologique est considérable pour donner une image de la santé de l'économie américaine.

Il existe également un indice qui regroupe 500 valeurs, le "standard and Poor's".

DOW JONES STOXX

Indice européen de 666 valeurs créé en février 1998.

Il couvre les 15 pays de l'Union Européenne plus la Suisse. Il est prévu de créer un indice plus synthétique, le DOW JONES STOXX 50.

Un DOW JONES EURO STOXX a également été mis en place. Il est composé de 326 valeurs des pays qui ont adopté la monnaie unique. Un DOW JONES EURO STOXX 50 doit également être mis en place.

EFFET DE COMMERCE

Document commercial permettant de régler certaines opérations commerciales. De très loin le système le plus utilisé est celui de la lettre de change (ou traite).

ENCADREMENT

L'encadrement du crédit est le fait, pour les autorités monétaires, d'imposer aux banques des règles strictes quant à la nature et au volume des crédits accordés.

De nos jours il n'y plus d'encadrement du crédit mais il ne manquerait pas de réapparaitre si de fortes tensions inflationnistes venaient à se manifester.

ENDETTEMENT

Système caractérisé par un recours au crédit pour financer ses projets.

Une "économie d'endettement" se caractérise par un recours massif, quelquefois excesssif, au crédit.

ESCOMPTE

Opération par laquelle un banquier rachète à une entreprise un effet de commerce avant son échéance pour un montant égal au nominal diminué d'un intérêt proportionnel au temps.

FCP Fonds Commun de Placement

Ce sont des copropriétés de valeurs mobilières constituées à l'initiative des banques, des sociétés de bourse. Les parts de FCP sont émises et rachetées selon le même principe que les actions de SICAV. Les FCP sont de plus petite taille que les SICAV et ne sont pas tenus de réserver 30 % de leur actif au moins en obligations françaises, ce qui peut être favorable si le cours des actions est à la hausse.

FINANCEMENT

Possibilité de trouver des moyens financiers pour réaliser certaines opérations : consommation de biens durables, investissements privés ou collectifs.

Financer l'économie consiste à mettre à la disposition des agents à besoin de financement les sommes qu'ils désirent pour leurs projets, grâce aux possibilités offertes par les placements des agents à possibilité de financement.

En d'autres termes, les uns ont des ressources disponibles qu'ils peuvent placer. Les autres ont des besoins d'argent => le financement est la possibilité de prêter aux uns à partir des ressources des autres. (en fait ce sont les ménages, grâce à leurs ressources, qui financent indirectement les entreprises).

FINANCEMENT DIRECT

Apport direct de moyens financiers aux entreprises, sur le marché financier notamment. Les ressources financières ne sont pas collectées au préalable par des banques ou autres organismes de crédit.

FINANCEMENT INDIRECT

Financement réalisé par les banques, qui ont au préalable collecté des ressources auprès des agents à capacité de financement. Le financement indirect concerne le crédit sous toutes ses formes.

FIXING

Mécanisme par lequel est établi, en bourse, le cours du titre (sa valeur), par confrontation de l'offre et de la demande.

Voir COTATION

FSC Fonds de Stabilisation des Changes

La Banque de France veille, par ses interventions, à la parité de notre monnaie par rapport aux autres monnaies étrangères (devises), notamment européennes (hors zone Euro pour laquelle les parités sont fixées définitivement).

FTSE 100

Indice boursier londonien instauré le 31/12/1983. Plus connu sous le nom de "Footsie", il réunit les 100 valeurs les plus actives de la place britannique.

GAB Guichet Automatique de Banque

Voir GUICHET AUTOMATIQUE

GARANTIE

Le crédit étant basé sur la confiance, il est nécessaire de prendre des garanties, quand on est prêteur.

Diverses garanties sont envisageables :
- hypothèque (garantie réelle portant sur un immeuble).
- gage (garantie réelle portant sur un meuble).
- cautionnement (garantie personnelle).
- aval (garantie personnelle, en matière de lettre de change).
- ...

GOUVERNEUR

Titre du directeur de la Banque de France. C'est un personnage de tout 1er plan au niveau de la vie économique et financière nationale.

Il est assisté de 2 "Sous-Gouverneurs".

GUICHET AUTOMATIQUE

Terminal informatique où l'on peut faire, avec une carte magnétique, diverses opérations sur son compte (ou ses comptes) bancaire : retrait de billets, dépôt de chèques, virement de compte à compte, ...

INFLATION

Hausse générale et durable des prix, se traduisant par une perte continuelle du pouvoir d'achat de la monnaie.

INITIE

Personne qui de manière illicite est au courant de la situation d'une société, et en profite pour faire une opération spectaculaire de grande ampleur permettant de réaliser une importante plus-value (en bourse notamment).

Agir ainsi représente un délit ("délit d'initié").

INSTITUT D'EMISSION

Banque centrale qui a le monopole d'émision des billets de banque (Banque de France : monopole depuis 1848).

INTERET

Loyer de l'argent.

L'emprunteur "loue" une somme d'argent à son prêteur pendant un certain temps. Il lui verse un intérêt qui couvre le "loyer" de l'argent sur cette période.

Les taux d'intérêt varient selon la nature des opérations, leur durée, la possibilité de récupérer par anticipation ou non les sommes prêtées, ...

INVESTISSEUR

Personne qui opère en bourse en achetant de grosses quantités d'actions pour contrôler ou du moins peser sur la gestion de la société concernée, ou qui souscrit pour des sommes importantes aux augmentations de capital des sociétés.

On peut considérer que les petits porteurs qui agissent en bourse font plus des placements que des investissements.

NB : "Investisseur Institutionnel" : Organisme aux moyens financiers importants, qui joue un grand rôle sur le marché boursier.
Exemples
- Compagnies d'Assurances, Caisse des Dépôts et Consignations, Caisses de Retraite, SICAV, ...

LETTRE DE CHANGE ou Traite

Document par lequel le créancier (tireur) donne l'ordre à une autre personne (tiré) de régler à son ordre le plus souvent ou à l'ordre d'un tiers (bénéficiaire), une certaine somme à une certaine date (échéance).

LIQUIDATION

Jour où se règlaient les opérations boursières à terme. Le jour de la liquidation était celui de la 7 ème séance qui précède la fin du mois.

Depuis fin 2001, les opérations se font au comptant (règlement immédiat des titres). On peut faire reporter le paiement en fin de mois, mais ce n'est plus gratuit.

LIQUIDITE

Capacité d'honorer rapidement ses engagements financiers.

Avoir immédiatement disponible permettant d'honorer ses engagements financiers (payer ses dettes).

La monnaie au sens strict (billets, pièces, dépôts à vue) confère une liquidité totale.

La liquidité des actifs financiers dont on dispose est variable. Ex : les valeurs mobilières cotées en bourse peuvent être rapidement négociées => forte liquidité.

Pour qualifier la volonté ou non de détenir des billets plutôt que d'autres valeurs, on parle de "préférence pour la liquidité".

MARCHE BOURSIER

Lieu où s'échangent les valeurs mobilières.

Voir BOURSE DES VALEURS

MARCHE FINANCIER

Marché des capitaux à LT. Il permet aux entreprises de réaliser leurs augmentations de capital (émission d'actions), ou leurs emprunts à LT (émission d'obligations).

Ce marché est en réelle expansion. Le mouvement de privatisation de ces dernières années n'y est pas étranger.

On distingue :

Le marché primaire

Il concerne l'émission des valeurs mobilières. Il ne concerne donc que les titres nouveaux. Seul ce marché apporte de l'argent frais aux entreprises.

Le marché secondaire

Il concerne les titres existants qui s'échangent de "gré à gré" (titres non cotés), et sur le marché boursier (titres déjà cotés). Marché ou joue la loi de l'offre et de la demande.

MARCHE HORS COTE

Marché boursier qui permet aux titulaires de valeurs mobilières non cotées sur le second marché de négocier leurs titres. Les formalités sont très réduites : statuts de la société et ses 2 derniers bilans.

On dit souvent que c'est "l'antichambre" du second marché.

MARCHE MONETAIRE

Marché des fonds prêtables à CT entre Institutions Financières.

Il s'agit en fait d'un marché des capitaux à CT, permettant aux banques de se procurer des liquidités auprès d'autres banques ou de la Banque de France. Par ses interventions, la Banque de France joue un rôle essentiel et fait varier les taux d'intérêt au jour le jour.

MARCHE OFFICIEL

Marché boursier réservé aux grandes entreprises pour lesquelles les transactions sont importantes.

L'admission à ce marché impose des obligations strictes à la société : publication des comptes, information des actionnaires, ... Les introducteurs doivent mettre au moins 25 % du capital de la société à la disposition du public.

MARCHE PRIMAIRE

Marché d'émission des valeurs mobilières.

Voir MARCHE FINANCIER

MARCHE SECONDAIRE

Marché "d'occasion" des valeurs mobilières.

Voir MARCHE FINANCIER

MASSE MONETAIRE

Ensemble des moyens de paiement de l'économie.

On distingue :

M1 : billets, pièces, dépôts à vue: monnaie au sens strict
M2 : M1 + comptes sur livrets rémunérés
- livrets de CE (Caisses d'Epargne).
- CODEVI (Comptes pour le développement Industriel).
- LEP (Livrets d'Epargne Populaire).
- LEL (Livrets d'epargne Logement).
M3 : M2 + avoirs en devises + dépôts à terme non négociables, ...
L : agrégat monétaire de liquidité
M3 + toute l'épargne contractuelle dont la transformation en liquidités fait perdre à son détenteur des intérêts ou droits à crédit (ex : PEL).
 
En 1999 (ordres de grandeur)
M1 350 milliards d'Euros
M2 660 milliards d'Euros
M3 940 milliards d'Euros

MATIF

Marché à Terme International de France (ancien Marché à Terme des Instruments Financiers créé en 1986 par Monsieur Bérégovoy).

Depuis 1988, le MATIF, marché dérivé de la Bourse de Paris est doté de structures distinctes. Se négocient des contrats définis par un engagement d'acheter ou de vendre, une échéance et un prix. Ces contrats ne portent pas sur des valeurs concrètes, mais sur des valeurs abstraites, comme les titres d'un emprunt fictif (ex : le "notionnel" est un emprunt théorique au taux de 10 % l'an, sur 10 ans).

Le vendeur qui n'a pas à l'échéance conclu son contrat par une opération de sens contraire doit livrer les titres. Il les choisit dans un liste d'emprunts d'Etat, appelée le "gisement".

MIDCAC

Indice récent des valeurs boursières utilisé à la Bourse de Paris.

Le MIDCAC comprend 100 sociétés de taille moyenne. Il ne se trouve donc pas influencé par l'évolution des grosses entreprises qui composent le CAC 40 et influent de façon notable sur les autres indices, notamment le SBF 120 et le SBF 250. Il est également calculé 2 fois par jour, à l'ouverture et à la cloture.

MISE EN PENSION

Opération de crédit garanti. L'emprunteur met en garantie des titres qu'il récupérera une fois son crédit remboursé.

MOBILISATION

Action de retrouver la disposition de ressources auprès d'un organisme donné.

Exemple
- bons du trésor sont "revendables" à la Banque de France par les banques commerciales qui en détiennent. Elles peuvent ainsi se refinancer.

MONEP Marché des Options Négociables de Paris

Section spéciale de la Bourse de Paris ouverte en 1987. Les options qui y sont négociées portent sur une vingtaine de "valeurs-support", valeurs qui comptent parmi les plus importantes et actives du marché. Une option d'achat et une option de vente portant sur l'indice CAC 40 sont également cotées au MONEP. Les quotités sont de 100 options ou d'un multiple.

L'acheteur d'un option peut acheter (ou vendre) à un prix fixé au début du contrat une quantité de titres également fixée au début du contrat, à n'importe quel moment jusqu'à la date d'échéance du contrat.

Certes les investiseurs peuvent ainsi se prémunir contre des risques importants de fluctuation. C'est tout de même un marché très spéculatif.

MONETIQUE

Ensemble des moyens informatiques et électroniques utilisés comme modes de paiement.

Avec la formidable poussée des outils informatiques, dans tous les domaines, la mise en place d'une "monnaie électronique" était inévitable.

Les nouveaux moyens de paiement électroniques (basés principalement sur les cartes de crédit) ne modifient pas pour autant la forme principale de la monnaie, qui reste la monnaie scripturale.

Va se développer également dans les années qui viennent le système du porte-monnaie électronique. Le "Monéo" commence déjà à être utilisé dans certaines zones tests. Son succès est encore mitigé. A titre personnel je dispose d'une réserve Monéo dont je ne me suis encore jamais servi ! (11-2005)

MONNAIE

Instrument de paiement accepté par l'ensemble d'une collectivité et permettant la réalisation des échanges de toute nature. La monnaie s'est substituée, historiquement, au troc.

Voir MONNAIE

LA CREATION DE MONNAIE "BANQUE DE FRANCE"

Plusieurs aspects
- Monopole d'émission des billets de banque.
- Création de monnaie en échange des devises qu'elle récupère suite aux opérations du commerce international.
- Accord de crédits par inscription en compte des banques commerciales ayant besoin de refinancement.
- Mobilisation de bons du trésor ou autres titres.

LA CREATION DE MONNAIE PAR LES BANQUES COMMERCIALES

Mécanisme peu connu des profanes, pourtant fondamental et finalement simple

Principe

A chaque fois qu'une entreprise ou un particulier se voit accorder un crédit par une banque, crédit qui se traduit par une inscription en compte (penser aux opérations de découvert), de la monnaie est créée. En effet le particulier ou l'entreprise utilise ce crédit (donc cette monnaie) pour ses réglements. Par la suite, progressivement, le crédit est remboursé (la monnaie est donc détruite). Mais en raisonnant de manière dynamique, on se rend compte qu'il y a toujours des crédits nouveaux qui sont accordés, en attente de leur remboursement. La création de monnaie scripturale est donc permanente, et d'autant plus importante que la demande de crédit est forte.

D'où la formule : "les prêts font les dépôts"

MONNAIE DIVISIONNAIRE

Les monnaies divisionnaires sont les pièces de monnaie, constituées de nos jours de métaux non précieux. La valeur faciale de la pièce ne correspond en aucun cas à la valeur du métal qui la constitue.

Les pièces représentent moins de 1 % de la masse monétaire globale. Usage pratique seulement (caddies des supermarchés, distributeurs automatiques divers, paiement du café au bistrot du coin, ...).

MONNAIE ELECTRONIQUE

Monnaie qui circule par l'intermédiaire des cartes de crédit, ou de manière générale à partir de techniques informatiques ou télématiques. Ex : virement de compte à compte à partir d'un minitel. Développement très fort, notamment avec Internet.

MONNAIE FIDUCIAIRE

Monnaie qui repose sur la confiance : billets et pièces.

latin fiducia = confiance

MONNAIE - FONCTIONS

3 fonctions principales

Intermédiaire des échanges

La monnaie évite les inconvénients du troc. Il faut bien entendu que le bien "monnaie" soit accepté de tous temps par tous.

Mesure des valeurs (unité de compte)

Grâce à la monnaie, on se fait rapidement une idée de la valeur des biens économiques (valeur monétaire,"sociale", pas forcément valeur intrinsèque du bien).

Réserve de valeur

Une partie de la monnaie est conservée plus ou moins longtemps avant utilisation (épargne). La monnaie remplit sa fonction de réserve de valeur si la population a confiance en la monnaie (donc dans le système économique et politique en place, et si l'inflation est limitée).

MONNAIE - FORMES

Contrairement aux apparences, les formes de la monnaie ne se sont pas multipliées. Ce sont les instruments de sa circulation qui ont beaucoup évolué (chèque, virement, titre interbancaire de paiement, usage généralisé des cartes de crédit, ...).

MONNAIE MANUELLE

Par opposition à a monnaie scripturale.

Elle comprend :
- la monnaie divisionnaire (pièces).
- le billet de banque.

MONNAIE - ORIGINES

2 thèses principales, selon J. M. ALBERTINI :

Thèse 1

Afin d'éviter les discussions sans fin et de sortir des limites imposée par le troc, nos ancêtres, toujours aussi ingénieux, inventèrent la monnaie. Tel est le conte, selon Albertini, que nous rapportent un grand nombre d'économistes de toutes tendances.

Thèse 2

La monnaie canalise la violence des hommes. La monnaie trouverait davantage son origine dans un désir d'appropriation. Il s'agirait donc davantage d'une origine culturelle, rituelle, plutôt que d'une origine physiologique ou économique.

MONNAIE PAPIER

Billets de banque.

MONNAIE SCRIPTURALE

Elle résulte d'un jeu d'écritures. Elle est constituée des avoirs en compte à vue détenus par les personnes morales et physiques auprès des institutions financières. Les formes les plus courantes sont les dépôts à vue en compte bancaire ou aux CCP.

Ne pas confondre la somme qui figure au solde du compte de dépôt, qui représente la monnaie, et les instruments de sa circulation : chèque, virement, carte électronique, ...

MULTIPLICATEUR

Le mulltiplicateur du crédit est d'une certaine manière comparable au multiplicateur d'investissement.

L'effet multiplicateur est d'autant plus élevé que :
- la "préférence pour la liquidité" est réduite (désir des individus de détenir des billets).
- les crédits sont accordés à des personnes qui les utilisent au profit de la même banque
- la Banque de France n'impose pas de règle trop draconnienne au niveau du taux de réserves obligatoires.
 
Exemple
Une banque dispose :
- d'excédents (réserves) lui permettant d'accorder des crédits pour 15000 Euros
- d'une situation où la préférence pour la liquidité (fuites en billets) est de 10 %
- d'un contexte entrainant des fuites vers les autres banques (clients qui vont payer grâce aux crédits obtenus des personnes ayant leurs comptes dans d'autres banques) de 25 %
- d'une obligation en Réserves Obligatoires de 10 %

Globalement, compte tenu des hypothèses, le multiplicateur vaut :

Multiplicateur = 1 /1 - (1 - 0,1) (1 - 0,25) (1 - 0,1)= 2,54

L'excédent de réserves du départ doit théoriquement permettre, au bout d'un certain nombre de périodes, 38100 de crédits nouveaux (15000 x 2,54).

NIKKEI

Indice boursier de la valeur des titres de la bourse de Tokyo.

Son intérêt est comparable à celui du Dow Jones ou celui du CAC 40.

NOYAU DUR

Petit groupe de gros actionnaires qui détiennent une fraction du capital d'une société, certes < à 50 %, mais suffisante pour exercer un contrôle, en raison de la dispersion du reste du capital.

OBLIGATION

Titre représentatif d'une créance sur une société anonyme auprès de laquelle on a souscrit un emprunt obligataire.

Voir Droit - Les Acteurs de la vie Juridique

OPA Offre Publique d'Achat

Comme son nom l'indique, un investisseur propose publiquement aux actionnaires d'une société de racheter leurs titres à un cours supérieur au cours boursier actuel, afin d'en prendre le contrôle. Une OPA peut être "amicale" (le Conseil d'Administration de la société convoitée est d'accord) ou "hostile" dans le cas contraire.

OPCVM Office de Placement Collectif en Valeurs Mobilières

Très fort développement depuis quelques années, en liaison avec la bonne santé de la bourse.

Voir SICAV - FCP

OPE Offre Publique d'Echange

Système comparable aux OPA. La différence vient du fait que l'instigateur de l'OPE offre en échange des titres convoités ceux de sa propre société, ou ceux d'une filiale. (les titres proposés en échange sont en général des actions, mais peuvent aussi être des obligations).

OPEN MARKET

On appelle "Open Market" les modalités de fonctionnement d'un marché monétaire dans lequel l'intervention quotidienne de la banque centrale n'est pas nécessaire.

Sur un tel marché, à l'image du marché monétaire américain, les intervenants sont suffisamment nombreux pour que le mécanisme de l'offre et de la demande joue normalement.

OPERATION A OPTION

Opération introduite en 1965 - assez peu de succès.

Voir OPTION D'ACHAT - OPTION DE VENTE

OPERATION A PRIME

Dans certaines opérations boursières, l'acheteur peut renoncer à son achat en abandonnant au vendeur une prime appelée "dont". La décision doit être prise par l'acheteur dans un délai fixé à l'avance.

OPPOSITION

Fait de demander à la banque de ne pas traiter l'opération relative au chèque litigieux. Il faut agir vite afin d'éviter par exemple que le chèque ne soit encaissé avant que l'on fasse opposition.

NB : il faut faire immédiatement opposition en cas de vol ou de perte du chéquier. Conseil : noter les numéros de début et de fin des chèques du chéquier en cours.

OPTION DE VENTE

L'acheteur de l'option, qui a payé "l'avec" au vendeur, pourra résilier le contrat ou exiger du vendeur qu'il achète les titres, au prix convenu.

OPTION D'ACHAT

En payant au vendeur le prix de l'option, appelée "l'avec" l'acheteur peut lors des liquidations suivantes se réserver le droit d'acheter les titres, ou de résilier le contrat. Le vendeur devra livrer les titres au prix convenu. Si l'acheteur résilie, il perd bien entendu le montant de l'option.

OPV

Offre Publique de Vente

Proposition publique faite par une société détentrice d'actions de les vendre à un prix donné.

Les OPV prennent toute leur signification lors des opérations de privatisation. L'Etat offre tout ou partie du capital de la société privatisée de manière publique, à grand renfort de publicité, et le cours de l'action est généralement attrayant (10 à 20 % inférieur au dernier cours boursier par exemple). De nombreux achats se font alors de manière spéculative : achat important de titres (dans les limites autorisées) et revente quasi-immédiate. Mais ça ne marche pas à tous les coups : l'ouverture d'EDF au capital privé s'est faite en novembre 2005 à 32 Euros l'action. Après 4 jours de cotation, l'action EDF se situait à 31,5 Euros.

ORDRE DE BOURSE

Tout investisseur désireux d'acquérir des titres en bourse doit adresser un ordre à une société de bourse, soit directement s'il en est client, soit par l'intermédiaire d'un établissement bancaire ou financier.

L'ordre de bourse doit mentionner :
- le sens de l'opération : achat ou vente.
 
- précisions de validité : jour courant seulement, ou un certain nombre de jours.
 
- les stipulations de prix
* ordre au mieux : l'opérateur n'a pas d'ordre particulier de la part du client.
* ordre à cours limité : un plancher est fixé pour la vente, un plafond est fixé à l'achat.

PAIR

Se dit notamment d'une action lorsqu'elle est vendue lors de l'augmentation de capital à sa valeur nominale. Elle est émise au-dessous du pair si par exemple d'une valeur de 150 Euros elle est émise à 145 Euros. La différence représente une "prime d'émission".

PALMSTRUCK

On considère que le banquier suédois Palmstruck est à l'origine de la véritable création de billets de banque (au 17 ème siècle).

En effet il fut le 1er à émettre une quantité de billets supérieure au montant total des dépôts de métal précieux.

PARITE

Quantité de monnaie à fournir pour en acheter une autre (ou taux de change).

Exemple : 1 Euro = 1,2 $

Si demain, il faut 1,4 $ pour acheter un Euro, le $ voit sa parité baisser par rapport à l'Euro, ce qui par exemple ne favorise pas les séjours de vacances des américains dans la zone Euro. Mais cela est bon pour leurs exportations !

PEL Plan Epargne Logement

Dépôt de sommes d'argent bloqué pour une certaine durée, permettant à la fin de la phase d'épargne de récupérer le capital augmenté des intérêts (exonérés d'impôts) et surtout de bénéficier de prêts d'accession à la propriété immobilière avantageux.

On peut souscrire un PEL auprès des banques ou à la Poste.

Formule très intéressante à envisager si l'on a un projet immobilier à terme (5 à 10 ans). Plus l'effort d'épargne aura été important, plus les possibilités d'emprunt seront élevées.

PEP Plan d'Epargne Populaire

Formule de placement-retraite que l'on peut souscrire auprès des établissements financiers (banque, caisse de crédit, poste, ...) ou auprès d'une compagnie d'assurance.

Différentes formules sont possibles : versements réguliers ou versements libres. Le taux de rémunération peut varier d'un système à un autre.

Exemple
- Le PEP "jaune" du Crédit Agricole (versements libres) a offert une rémunération nette de 6 % sur les sommes placées en 1995. Le rendement a baissé depuis cette date, en liaison avec la baisse de l'inflation.

La durée normale d'un PEP est de 10 ans. Il est possible de clore le plan au bout de 8 ans (délai retenu également pour ne pas encourir de pénalité fiscale).

PER Price Earning Ratio ou Rapport cours-bénéfice

Voir PRICE EARNING RATIO

PLACEMENT

Opération monétaire ou financière qui permet à une somme d'argent de rapporter un intérêt.

Ne pas confondre avec investissement.

POLITIQUE MONETAIRE

Action menée par la Banque de France et les Autorités Monétaires pour, notamment, contrôler la masse monétaire et son évolution.

Principaux instruments

Action sur les taux d'intérêt la hausse des taux décourage le recours au crédit, encourage l'épargne, ... => la masse monétaire en circulation diminue, ce qui limite les tendances inflationnistes. A l'inverse une baisse des taux a un effet de relance de la croissance, éventuellement de l'inflation.

Encadrement du Crédit

Il n'est plus utilisé actuellement.

Réserves Obligatoires

Les banques sont tenues de détenir une certaine fraction de leurs avoirs en compte non rémunéré à la Banque de France. Autant de ressources qui ne peuvent être des supports de crédit.

PORTEFEUILLE

Ensemble des valeurs possédées par une personne et regroupées en un même ensemble, appelé "portefeuille".

On dit par ex : "M. RICH détient un important portefeuille boursier".

POUVOIR D'ACHAT

Quantité de biens qu'une certaine somme d'argent permet d'acheter. Le pouvoir d'achat de la monnaie baisse en cas d'inflation (une même quantité de monnaie permet d'acheter une quantité moindre de biens ou services).

PRICE EARNING RATIO

Rapport entre le cours boursier d'une action et le bénéfice net par action.

C'est un ratio important pour les opérateurs en Bourse et pour les analystes financiers (on parle aussi de taux de capitalisation des bénéfices).

Un taux élevé correspond à une prévision de forte croissance des bénéfices, alors qu'un chiffre faible indique une crainte sur l'avenir de l'entreprise.

PROVISION

Montant du solde d'un compte bancaire. Cette provision doit être suffisante pour couvrir les opérations effectuées à partir de ce compte.

En l'absence d'une autorisation de découvert, les chèques effectués à partir d'un compte insuffisamment approvisionné seraient "sans provision" (ce qui représente un délit).

QUASI-MONNAIE

Sommes détenues sur des comptes autres que des comptes à vue assortis de chéquiers. Ce sont des sommes presque immédiatement transformables en monnaie, mais pas utilisables directement à partir du compte.

Exemple
- sommes en compte sur un CODEVI

RAIDER ou PREDATEUR

Aventurier de la bourse. Après avoir étudié sa "proie" (une société sous-cotée par exemple), il achète en secret un gros paquet d'actions, puis tente d'en prendre le contrôle, pour bien souvent la "dépecer" après coup (revente de titres pour réaliser les plus-values).

Parfois nommé "chevalier noir".

REFINANCEMENT

Reconstitution des liquidités des banques, par la mobilisation des titres qu'elles détiennent et que la Banque de France peut racheter.

REGLEMENT COMPTANT

Le paiement et l'inscription en compte des titres négociés en bourse est immédiat. Il n'y a pas de quantité minimale de négociation.

Se négocient au comptant la plus grande partie des titres :
- les valeurs du marché officiel.
- tous les titres du second marché.
- tous les titres du marché hors cote.

REGLEMENT MENSUEL

Les conditions de règlement des opérations boursières (achat ou vente) étaient fixées jusqu'à fin 2001 le jour du contrat, mais se réalisaient effectivement à une date ultérieure appelée "liquidation boursière". Le jour de la liquidation était fixé à la 7 ème séance de bourse avant la fin de chaque mois. De nos jours on peut encore "différer" le règlement, mais ce n'est plus gratuit.

Le marché à règlement mensuel était encore plus spéculatif que le marché au comptant.

REPORT

Possibilité, moyennant un coût, de différer le règlement de l'opération boursière prévue antérieurement.

RESERVES OBLIGATOIRES

Quantité de monnaie que les banques commerciales doivent conserver en permanence, en compte non rémunéré à la Banque de France, et qui ne peuvent être utilisées pour la réalisation d'opérations de crédit.

Plus le taux de R. O. est élevé, moins la création de monnaie scripturale est forte. Les autorités monétaires peuvent ainsi hausser ce taux en cas de tendances inflationnistes trop fortes.

SBF Société des Bourses Françaises

SBF 120

Indice boursier de 120 valeurs.

Outre les valeurs du CAC 40, il intègre 80 sociétés complémentaires. Il sert de base à des produits indexés. Il est également calculé en continu tout au long de la séance boursière.

SBF 250

Indice boursier de 250 valeurs.

Outre les sociétés du SBF 120, il comprend 130 sociétés complémentaires. Il couvre 12 secteurs d'activité. Son étendue en fait sans doute le plus représentatif de l'évolution du marché sur le long terme. Il est calculé seulement 2 fois par jour, à l'ouverture et à la clôture.

SECOND MARCHE

Marché boursier créé pour les PME.

Les conditions d'accès sont moins contraignantes que celles du marché officiel.

Les introducteurs doivent mettre 10 % du capital au moins de la société à la disposition du public.

SICAV Société d'Investissement à Capital Variable

Ce sont des sociétés anonymes à capital vavriable, généralement crées par les banques (ex : la SICAV Unifrance du CAM), les sociétés de bourse, et qui ont pour objet la gestion d'un portefeuille de valeurs mobilières. Les actions de SICAV sont émises et rachetées par celle-ci, à la demande de ses actionnaires, sur la base de la valeur journalière établie en fonction des cours des titres qui la constituent. Les SICAV sont tenues à "l'obligation de l'obligation" : elles doivent détenir 30 % au moins de leurs titres en obligations françaises, ou bons du trésor.

Le succès des SICAV s'explique par une limitation du risque (variété du portefeuille => peu probable que tous les titres voient leur cours s'effondrer en même temps).

SOCIETE DE BOURSE

Société qui exécute les ordres boursiers (achat ou vente de titres) pour le compte de ses clients. les sociétés de bourse ont pris la succession des agents de change, qui opéraient auparavant.

STABILITE MONETAIRE

Les Gouvernants, les Autorités Monétaires recherchent la stabilité monétaire, à savoir :
- un niveau de la masse monétaire compatible avec la situation économique.
- le maintien de la valeur de la monnaie par rapport aux devises étrangères (maintien du taux de change).

Cette stabilité est recherchée dans la mesure où elle contribue à d'autres équilibres (des prix notamment, en limitant les dérives inflationnistes).

STELLAGE

Opération boursière sur le marché à terme conditionnel portant sur une quantité de titres convenue (stellage) que l'opérateur peut soit acheter, soit vendre à l'échéance à un cours également convenu.

Il s'agit d'opérations sur des titres à fortes variations de cours (le plus souvent).

Exemple

Les prix fixés pour un titre sont 70 Euros et 93 Euros. La décision de l'acheteur du stellage dépendra du cours du titre au moment de la liquidation. Si le cours est < 70 Euros l'acheteur du stellage se portera vendeur et sera gagnant.

Si le cours est > 93 Euros, l'acheteur se portera acheteur et sera gagnant. Si le cours est entre les 2, il sera perdant et se portera acheteur ou vendeur selon la position du cours par rapport aux limites fixées au départ.

LE SYSTEME BANCAIRE FRANCAIS

Banque de France, Banques Commerciales, Institutions Financières Diverses, ...

Voir SYSTEME BANCAIRE FRANCAIS

TAUX DE BASE BANCAIRE

Le taux de base bancaire correspond au taux d'intérêt que les banques demandent à leurs meilleurs clients, c'est à dire à ceux dont le risque de défaillance est jugé le plus faible. Ce taux sert de référence pour déterminer les autres taux.

TAUX DE CHANGE

Quantité de monnaie à fournir pour en acheter une autre.

Voir PARITE

TAUX D'INTERET

% à payer en plus du capital emprunté lors d'une opération de crédit.

% versé en plus du capital placé à celui qui a effectué le placement.

C'est en fait le rapport entre l'intéret annuel et la somme empruntée.

Exemple
Somme empruntée : 1 525 Euros
Intérêt annuel : 140 Euros
Taux d'intérêt : 140 / 1 525 = 0,09 soit 9 %

TAUX EFFECTIF GLOBAL

Taux réel d'une opération financière (placement ou prêt) et non le taux nominal annoncé.

Le taux nominal ne prend pas en compte certains éléments (commissions, assurance, frais divers, ...), si bien que les consommateurs ou les épargnants peuvent se laisser abuser par une publicité imprécise. Le TEG, qui doit être précisé pour toute opération, permet de connaître le coût réel d'un emprunt.

TEG Taux Effectif Global

Voir TAUX EFFECTIF GLOBAL

THEORIE QUANTITATIVE

Elle s'appuie sur la démonstration d'Irving FISHER (1911).

Fisher met en place l'égalité suivante fondamentale suivante : M * V = P * T
M : Masse monétaire
V : Vitesse de circulation de la monnaie
P : Prix moyen des transactions
T : volume global des transactions

En regardant l'effet des différentes variables les unes sur les autres, on constate notamment que dans une économie donnée, le niveau des prix est fonction de la quantité de monnaie en circulation. On constate aussi que la masse monétaire varie en fonction des transactions, dans la mesure où seraient constants P et V.

THESAURISATION

Encaisses monétaires oisives, part de l'épargne non affectée à l'investissement, ni aux placements financiers.

Traditionnellement, on oppose l'épargne placée (qui rapporte un intérêt) et l'épargne thésaurisée (qui ne rapporte rien).

La thésaurisation est mauvaise pour l'individu (manque à gagner en intérêts) et pour l'économie en général (les sommes thésaurisées sont "gelées" et ne circulent pas).

TIP Titre Interbancaire de Paiement

Il s'agit d'un imprimé sur lequel le créancier mentionne les références du règlement et que le débiteur peut utiliser, après l'avoir daté et signé, pour régler sa dette.

TRAITE Ou lettre de change

Voir LETTRE DE CHANGE

TRESOR PUBLIC

C'est l'Etat Financier. Il perçoit les recettes de l'Etat, effectue les dépenses de l'Etat, participe à la création de monnaie scripturale par le biais du réseau CCP, émet les monnaies divisionnaires (pièces), participe à la gestion des emprunts d'Etat sous forme de bons du trésor, prête sa garantie en matière d'emprunt (aux collectivités locales notamment), ...

TROC

Echange direct d'un bien contre un autre bien..

Si le troc a tendance à disparaître dans une économie organisée autour d'une monnaie stable et reconnue, dans laquelle la population a confiance, il ne manque pas de réapparaître quand les circonstances sont troublées (guerre, blocus, inflation galopante, ...).

USURE

Pratique d'un créancier (nommé "usurier") qui exige de ses débiteurs des taux d'intérêt excessifs.

Le taux d'usure, au-delà duquel il est interdit de prêter de l'argent, est défini par la loi. L'usure est donc un délit, passible de sanctions.

Exemples au 1/11/99
- prêt personnel ou assimilé > 1 525 Euros : 11,04 %
- achat ou vente à tempérament > 1 525 Euros : 15,71 %

VALEUR FACIALE

Pour un billet ou une pièce, somme figurant sur le billet ou la pièce et correspondant à un certain pouvoir d'achat, compte tenu du niveau des prix.

La valeur faciale n'a rien à voir avec la valeur intrinsèque du billet ou de la pièce. A titre d'exemple, la valeur du papier d'un billet de 20 Euros est d'environ 0,25 Euro (ce qui correspond au coût de fabrication d'un billet).

VIREMENT

Opération qui permet sans manipulation de monnaie manuelle de régler des opérations : le compte de l'un est crédité, celui de l'autre est débité. Si les 2 personnes sont de la même banque, l'opération est particulièrement simple.

Les virements automatiques (versement des salaires des fonctionnaires, paiement de factures de gaz, téléphone, ...) sont particulièrement commodes.

Instrument typique, avec le chèque, de circulation de la monnaie scripturale..

WALL STREET

Rue de New York où se situent la Bourse et les grandes institutions financières américaines.

Wall Street désigne par extension la Bourse de New York (NYSE : "New York Stock Exchange").

SYSTEME BANCAIRE FRANCAIS Grandes étapes de l'évolution

Loi Bancaire de 1945. Loi de spécialisation avec 3 types d'organismes ayant des attributions spécifiques :
- banque de dépôt.
- banque d'affaires.
- banque de crédit à moyen et long terme.
 
Réforme de 1966-1967 : loi de "déspécialisation"
- banques de dépôt et banques d'affaires ont à quelques nuances près les mêmes possibilités, en matière d'accord de crédits et d'ouverture de comptes bancaires.
 
Loi Bancaire de 1984
- unification des statuts des organismes de crédit.
- banalisation des modes de collecte des ressources.
- moins de bonifications d'intérêt accordées à certains organismes (CAM par exemple).
- assouplissement sensible de l'encadrement du crédit.
- élargissement des activités de banque.

SYSTEME BANCAIRE FRANCAIS Composition

La Banque de France et Les Autorités Monétaires

Les Banques (banques "AFB" [Banque Nationale de Paris, Crédit Lyonnais, Société Générale, ...], BFCE, mutualistes [CAM, Crédit mutuel, crédit coopératif], crédits municipaux)

Les Caisses d'Epargne, la Caisse Nationale d'Epargne

Les Sociétés Financières : crédit immobilier, des télécom, de crédit-bail, maisons de titres, sociétés de bourse ...

Les Institutions Financières Spécialisées : Comptoir des Entrepreneurs, Crédit d'Equipement des PME, Crédit National, Crédit Foncier de France, ...

Les Offices de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) : Sociétés d'Investissement (à Capital Fixe ou Variable : SICAV), Fonds Communs de Placement (FCP).

L'Etat : Trésor Public et réseau CCP.

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